15 mars 2012
Congédié mardi par le Drakkar de Baie-Comeau
« Je respecte leur décision »
Par: Maxime Desroches
Mario Pouliot aura été à la barre du Drakkar pendant une saison et demie.

Mario Pouliot aura été à la barre du Drakkar pendant une saison et demie.

Le couperet est tombé sur le Maskoutain Mario Pouliot, tôt mardi matin, lorsqu’il a été relevé de ses fonctions d’entraîneur-chef par la direction du Drakkar de Baie-Comeau, équipe qu’il dirigeait depuis novembre 2010. Cette décision survient alors qu’il ne reste que trois parties au calendrier régulier.

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De l’aveu du principal intéressé, il anticipait la visite fatidique du directeur général Steve Ahern, son ami de longue date, depuis quelques jours déjà. La gênante performance de sa troupe, malmenée par les Voltigeurs samedi, à Drummondville, aura été la goutte qui a fait déborder le vase.

De fait, le club de la Côte-Nord, après un début de campagne plus que respectable, s’enlisait depuis la fin janvier. Le Drakkar avait alors entrepris une descente au classement qui l’a conduit du neuvième au 14e rang du circuit Courteau. Durant cette séquence, il n’a récolté que quatre gains en 19 rencontres.« Je me doutais bien que mon passage derrière le banc tirait à sa fin étant donné notre incapacité à gagner sur une base régulière. L’équipe était inconstante et il y avait plusieurs insatisfaits dans le vestiaire. C’est malheureux, mais plus souvent qu’autrement, c’est l’instructeur qui paie la note », a confié Pouliot au COURRIER, quelques heures après son congédiement.

Incapables de trouver le juste milieu

Le Maskoutain de 48 ans, qui a dirigé de main de maître les Gaulois du Collège Antoine-Girouard pendant huit saisons, croit que son sort aurait pu être différent si ses joueurs avaient pu trouver un juste milieu entre le départ canon qu’ils ont connu et la famine du dernier mois et demi.

« L’une de mes fiertés, c’est de n’avoir jamais dérogé du plan que je m’étais fixé lors de mon embauche. Je voulais implanter une culture et une éthique de travail semblables à celles d’une équipe professionnelle. En ce sens, je suis satisfait du boulot effectué », soutient-il.Pouliot persiste à dire qu’il n’entretient aucune animosité envers Ahern, qu’il connaît depuis ses années au CAG. « Il est entré dans mon bureau, mardi matin, en mentionnant qu’il avait un travail à faire. J’ai tout de suite su de quoi il était question. La décision n’était plus entre ses mains. Il ne faisait que répondre à la volonté des gens en haut. J’apprécie qu’on m’ait donné la chance de m’établir dans la LHJMQ. »

Un avenir incertain

Mario Pouliot entend maintenant s’accorder une période de réflexion avant de se prononcer sur ses plans de carrière, le temps de se remettre de l’émotion des derniers jours.

« J’ai appris la nouvelle ce matin (mardi) à 8 h. J’évaluerai mes options seulement lorsque l’idée aura fait son chemin complètement. »On peut spéculer que le poste d’entraîneur-chef de la future équipe du Cégep de Saint-Hyacinthe dans la ligue junior AAA sera au nombre de ces options, le poste étant toujours vacant.

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