30 août 2012
Sa deuxième visite dans Saint-Hyacinthe
« Je veux Louise à l’Assemblée nationale »
Par: Le Courrier

Détendu et blagueur, le premier ministre du Québec, Jean Charest, paraissait en excellente forme vendredi dernier lorsqu’il a passé une fois de plus par la circonscription de Saint-Hyacinthe pour y appuyer la candidate libérale, Louise Arpin.

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« Il est toujours comme ça », a confié au COURRIER Antoine Robitaille, du quotidien Le Devoir, l’un des nombreux journalistes qui suivaient ce jour-là la caravane du chef du Parti libéral.

Une centaine de personnes l’ont accueilli à la ferme de Réjean Laflamme, dans le 2 e rang de Saint-Hyacinthe – secteur de Sainte-Rosalie -, où il a décliné quelques engagements de son parti dans les domaines de l’agroalimentaire et des pêcheries. Il était accompagné de son dernier ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Corbeil, qui est originaire de Saint-Hyacinthe. « C’est la première fois, je crois, qu’un premier ministre vient nous voir deux fois durant une campagne électorale. On est priorisé, manifestement », a commenté l’avocat Frédéric Sylvestre, qui oeuvre dans l’équipe électorale de Louise Arpin.Jean Charest s’était arrêté une première fois à Saint-Hyacinthe le 2 août, au tout début de la campagne électorale, pour visiter avec Mme Arpin les installations de la firme Jefo, spécialisée dans la fabrication de suppléments alimentaires pour animaux d’élevage. Cette fois, il a profité de sa présence sur les terres de la famille Laflamme pour annoncer, entre autres choses, qu’un gouvernement libéral investirait 15 millions $ sur cinq ans dans le développement et la promotion du réseau des marchés publics afin de rapprocher les producteurs et transformateurs des consommateurs québécois. Il a aussi promis la reconduction du Plan de la relève agricole, auquel serait consacré 10 millions $ en cinq ans. Il a également rappelé que dans le dernier budget, 15 millions $ ont été réservés sur trois ans à la poursuite de l’offensive pour la promotion des produits québécois au Québec. « Nous avons également l’ambition de devenir le leader canadien en matière de certification écologique », a-t-il ajouté.Durant son long point de presse, M. Charest y est allé d’un clin d’oeil à sa candidate dans Saint-Hyacinthe. « Je veux Louise à l’Assemblée nationale! », a-t-il lancé. Il s’est parfois amusé avec les journalistes qui le suivent en tournée, comme lorsque Josée Thibault, de Radio-Canada, s’est approchée du micro pour lui poser sa question. « Bonjour Mme Thibault, j’ai su hier que c’était votre anniversaire et je m’excuse d’être en retard pour vous souhaiter bonne fête. On va vous donner la bascule tantôt, et ça va être assez spectaculaire!», lui a-t-il lancé, déclenchant aussitôt les rires.Sur un ton plus sérieux, M. Charest a critiqué Pauline Marois pour ne pas avoir sorti le cadre financier du Parti québécois avant les débats télévisés. Mais il s’en est surtout pris à François Legault, accusant le chef de la CAQ de vouloir mener une purge dans la fonction publique et instaurer du même coup une culture de la chicane. « Pour François Legault, chaque nouvelle journée amène un nouveau groupe avec qui se chicaner : les 4 000 employés d’Hydro-Québec ne font rien, dans les agences de santé, les gens ne font rien non plus, et c’est la même chose dans les commissions scolaires », a-t-il ironisé.Parlant d’un récent sondage du National Post qui plaçait son parti en avance, il s’est dit toujours convaincu d’une victoire libérale le 4 septembre. « Mais je vais vous faire la même réponse que j’ai faite pour le sondage du National Post. Fiez-vous pas aux sondages », a-t-il lancé aux journalistes.Ravie de cette deuxième visite de Jean-Charest à Saint-Hyacinte, Louise Arpin a confié au COURRIER que sa campagne se déroulait à merveille. « Absolument! Ça va très bien, c’est très positif, l’accueil est chaleureux et je travaille très fort. Je suis une femme de terrain et je continue de l’être », a-t-elle commenté.

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