27 octobre 2011
Jean, le bricoleur
Par: Martin Bourassa

Le merveilleux (!) monde de la construction est au coeur de l’actualité. Le premier ministre Jean Charest a amorcé le bal en bricolant une omission d’enquête comme l’écrivait avec justesse dans son blogue notre chroniqueur Christian Willie Vanasse. Une omission sans c et non une véritable commission sensée, puisqu’elle n’avait aucun mordant, même pas l’apparence de ce qu’elle se targuait d’être.Parler d’une improvisation d’enquête serait encore plus juste à mon avis.Car Jean Charest aura dû s’y prendre à deux reprises au cours du week-end pour corriger le tir et la perception populaire. C’est quand même étonnant qu’il ait attendu si longtemps pour accoucher d’une proposition aussi nulle au départ.Est-ce que les pouvoirs accrus donnés à la juge Charbonneau suffiront à faire toute la lumière sur les magouilles et la corruption dans l’industrie de la construction au Québec? Rien n’est moins sûr, mais laissons la chance au coureur.Est-ce que cette opération suffira à redorer l’image du Premier ministre et de son parti?Là encore, rien n’est moins sûr. Sauf que par un extraordinaire concours de circonstances, Jean « Teflon » Charest a encore réussi à faire glisser la controverse.Lundi et mardi, ce sont les gros bras de la construction qui ont monopolisé l’attention en paralysant les chantiers. Saint-Hyacinthe n’a pas été épargnée par le débrayage « spontané et volontaire » des ouvriers quand des représentants de la FTQ ont investi le chantier du complexe de diagnostic vétérinaire et d’épidémiosurveillance. Il faut savoir que les puissantes centrales syndicales se battent avec l’énergie du désespoir pour contrer le projet de loi 33 abolissant le placement syndical de la main-d’oeuvre.Cette loi fait actuellement l’objet d’une commission parlementaire à Québec.Et même si le grand public se désintéresse de la chose ou n’y comprend pas grand-chose, plusieurs se disent maintenant que si les syndicats sont disposés à aller aussi loin dans la violence et l’intimidation afin de sauvegarder leurs acquis, la meilleure chose à faire est donc de modifier les règles du jeu. Il faut dire que les instances syndicales ont bien peu d’arguments à soumettre pour justifier le statu quo au niveau du placement syndical. En début de semaine, j’entendais un leader syndical à la radio dire qu’on ne pouvait pas toucher au placement syndical, car le système fonctionnait comme cela depuis 100 ans, même au Moyen-Âge disait-il.Eh bien! voilà. Nous sommes maintenant en 2011 et il serait grand temps d’essayer de nouvelles façons de faire puisque les anciennes semblent justement contribuer au problème qui sévit dans et autour de l’industrie de la construction au Québec.Et par un incroyable bonheur pour lui, le soulèvement syndical des derniers jours a surtout servi la cause de Jean Charest. Même que certaines personnes confondent les dossiers et pensent que la grogne syndicale a été provoquée par l’improvisation d’enquête annoncée par M. Charest. Teflon un jour, Teflon toujours!

Le merveilleux (!) monde de la construction est au coeur de l’actualité. Le premier ministre Jean Charest a amorcé le bal en bricolant une omission d’enquête comme l’écrivait avec justesse dans son blogue notre chroniqueur Christian Willie Vanasse. Une omission sans c et non une véritable commission sensée, puisqu’elle n’avait aucun mordant, même pas l’apparence de ce qu’elle se targuait d’être.Parler d’une improvisation d’enquête serait encore plus juste à mon avis.Car Jean Charest aura dû s’y prendre à deux reprises au cours du week-end pour corriger le tir et la perception populaire. C’est quand même étonnant qu’il ait attendu si longtemps pour accoucher d’une proposition aussi nulle au départ.Est-ce que les pouvoirs accrus donnés à la juge Charbonneau suffiront à faire toute la lumière sur les magouilles et la corruption dans l’industrie de la construction au Québec? Rien n’est moins sûr, mais laissons la chance au coureur.Est-ce que cette opération suffira à redorer l’image du Premier ministre et de son parti?Là encore, rien n’est moins sûr. Sauf que par un extraordinaire concours de circonstances, Jean « Teflon » Charest a encore réussi à faire glisser la controverse.Lundi et mardi, ce sont les gros bras de la construction qui ont monopolisé l’attention en paralysant les chantiers. Saint-Hyacinthe n’a pas été épargnée par le débrayage « spontané et volontaire » des ouvriers quand des représentants de la FTQ ont investi le chantier du complexe de diagnostic vétérinaire et d’épidémiosurveillance. Il faut savoir que les puissantes centrales syndicales se battent avec l’énergie du désespoir pour contrer le projet de loi 33 abolissant le placement syndical de la main-d’oeuvre.Cette loi fait actuellement l’objet d’une commission parlementaire à Québec.Et même si le grand public se désintéresse de la chose ou n’y comprend pas grand-chose, plusieurs se disent maintenant que si les syndicats sont disposés à aller aussi loin dans la violence et l’intimidation afin de sauvegarder leurs acquis, la meilleure chose à faire est donc de modifier les règles du jeu. Il faut dire que les instances syndicales ont bien peu d’arguments à soumettre pour justifier le statu quo au niveau du placement syndical. En début de semaine, j’entendais un leader syndical à la radio dire qu’on ne pouvait pas toucher au placement syndical, car le système fonctionnait comme cela depuis 100 ans, même au Moyen-Âge disait-il.Eh bien! voilà. Nous sommes maintenant en 2011 et il serait grand temps d’essayer de nouvelles façons de faire puisque les anciennes semblent justement contribuer au problème qui sévit dans et autour de l’industrie de la construction au Québec.Et par un incroyable bonheur pour lui, le soulèvement syndical des derniers jours a surtout servi la cause de Jean Charest. Même que certaines personnes confondent les dossiers et pensent que la grogne syndicale a été provoquée par l’improvisation d’enquête annoncée par M. Charest. Teflon un jour, Teflon toujours!

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