21 décembre 2017
Jeep Wrangler JL 2018 : Mamaaaaannnn!
Par: Marc Bouchard
Jeep Wrangler JL 2018 : Mamaaaaannnn!

Jeep Wrangler JL 2018 : Mamaaaaannnn!

Il est vrai que le titre employé ici n’a rien de très aventurier. En fait, à la limite, il pourrait même me faire passer pour un peureux, une situation que j’assume totalement. Car, je me permets de vous le signaler, c’est moi qui s’est retrouvé au pied d’une abrupte paroi rocheuse au volant du tout nouveau Jeep Wrangler JL 2018.

Et c’est moi qui, durant de longues secondes, ai pesé le pour et le contre d’emprunter la voie de contournement plutôt que d’affronter les gros rochers amassés devant moi. J’ai finalement pris mon courage à deux mains et escaladé la bête. Aux termes de longues minutes d’efforts et d’angoisse (plus d’angoisse que d’efforts dois-je le dire), je me suis retrouvé au sommet, fier de mon parcours et de la qualité de grimpeur du nouveau Wrangler. Mais c’était sans compter sur la suite du sentier…
Commençons au début
C’est en Arizona, en banlieue de Tucson pour être précis, que Jeep Canada avait convié quelques journalistes à faire l’essai du nouveau Jeep Wrangler 2018 totalement modifié. À noter que cette nouvelle génération porte le nom de code de JL, une situation un peu confuse puisque le JK d’ancienne génération est aussi encore vendu en 2018!
Bref, un véhicule totalement remanié, pour lequel on a apporté un soin jaloux au maintien de la personnalité du véhicule, tout en s’assurant qu’il s’améliorait sous tous les aspects. Ce qui semblait impossible à réaliser s’est finalement produit, et le Jeep Wrangler est plus réussi que jamais.
Physiquement, on a conservé la silhouette propre au Wrangler. La grille à sept fentes, les phares arrondis, les ailes avant tournées vers l’extérieur et la silhouette plutôt carrée sont toujours au rendez-vous, bien que de nombreuses améliorations aient été apportées en matière d’aérodynamisme. Si rien n’y paraît, le Jeep offre désormais beaucoup moins de résistance au vent qu’il ne le faisait auparavant.
Dans l’habitacle, on a aussi complètement repensé le véhicule. Les matériaux sont plus raffinés et la qualité de finition nettement améliorée. Mais c’est le style qui rassure le plus. Sans s’éloigner de la tradition Jeep (en fait, au contraire, on s’est inspiré de la totalité des anciennes planches de bord de la famille depuis 1941), on a rafraîchi l’ensemble, lui donnant un nouveau look plus ergonomique, plus moderne et plus proche d’un véritable VUS. Au centre de la console, un écran multifonction de 5 à 8 pouces selon la version propose le Uconnect de nouvelle génération.
Devant le conducteur, les cadrans sont plus clairs, plus lisibles et offrent aussi une variété d’informations, incluant toutes les indications nécessaires au hors route.
Sous le capot, dans la version de base, le moteur V6 3,6 litres bien connu, jumelé cependant à une nouvelle boîte de vitesse manuelle 6 rapports à rapports raccourcis, ou une boîte automatique 8 vitesses qui est nettement plus efficace que l’ancienne. En option, un moteur 4 cylindres turbo de 270 chevaux, mais offrant 285 livres-pied de couple (qui procure toutefois un plus long temps de réponse…) et, dans quelques mois, un V6 3,0 litres diesel.
On ne peut passer sous silence la nouvelle configuration du toit qui oublie les fermetures éclair pour les remplacer par des glissières beaucoup plus efficaces. Le toit souple est aussi offert avec une version électrique que l’on rétracte du bout des doigts, un toit rigide plus malléable et un pare-brise qui s’abaisse en défaisant quatre petites vis au lieu des 24 du passé. Même les portières se retirent plus aisément, notamment parce qu’elles sont plus légères et qu’on leur a sculpté une poignée de transport à l’intérieur.
L’aventure
Sur la route, le Jeep Wrangler se comporte comme un vrai véhicule familial. Finis les rebonds incessants et les bruits insoutenables. Il est plutôt confortable, silencieux et se compare avantageusement à tous les véhicules du genre, mais il n’a rien perdu de ses qualités d’aventurier.
Notre court essai hors route s’est effectué sur un parcours technique créé pour l’occasion. La pente était tellement abrupte qu’en montée, je ne voyais que les nuages et les mains élevées du guide qui me dirigeait. Comme je conduisais la version la plus extrême, le Rubicon, monté sur ses roues de 33 pouces et du rouage intégral le plus adéquat, j’y suis parvenu sans peine. Même en souriant. La suite du sentier exploitait les inclinaisons latérales, les descentes abruptes et un peu de roulis. Mais j’avoue ne pas avoir été trop brave…
Sauf que le Jeep Wrangler, lui, n’a jamais hésité et semblait ramper sur les rochers. C’est exactement ce à quoi on s‘attendait : une chèvre des montagnes qui est aussi un bon cheval de route. Le Jeep Wrangler a changé. Mais vraiment pour le mieux!

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