29 juillet 2021
Jefo lance la construction de sa nouvelle usine de 30 M$
Par: Martin Bourassa

Les travaux de pieutage de fondation ont débuté peu avant le début des vacances de la construction sur le site de l’entreprise Jefo dans le parc industriel Théo-Phénix. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Réalisée par la firme Justin Viens Architectes, la première esquisse de la future usine Jefo de Saint-Hyacinthe telle que présentée à l’hiver 2019. La version finale aurait, paraît-il, été revue en profondeur. Photo gracieuseté

Sans tambour ni trompette, le Groupe Jefo a amorcé la construction de sa nouvelle usine de Saint-Hyacinthe au cours des derniers jours. Cet investissement estimé à 30 M$ il y a 30 mois prend forme dans le parc industriel Théo-Phénix du secteur Saint-Thomas-d’Aquin.

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Annoncé en exclusivité par LE COURRIER en janvier 2019, ce projet de construction aura mis un peu plus de temps que prévu à voir le jour alors que l’échéancier de départ prévoyait une mise en chantier en 2019 ou au plus tard en 2020.

Jefo a finalement obtenu le feu vert des autorités municipales le mois dernier, ce qui s’est traduit par la délivrance d’un permis de construction d’une valeur de 22 millions de dollars.

Ce permis autorise la construction d’un immeuble industriel de 13 996 mètres carrés et d’une aire de stationnement de 168 cases ainsi que l’aménagement d’une aire d’entreposage extérieur d’une capacité de 18 remorques. Si tout se déroule comme prévu, les travaux devraient se dérouler sur une période d’un an et se terminer d’ici le 30 juin 2022.

Selon les plans initiaux, cette seconde usine devait concentrer sa production sur la microencapsulation d’ingrédients actifs naturels destinés à l’alimentation animale. Il était aussi prévu qu’elle puisse servir à la production pharmaceutique et à la fabrication de produits de santé naturels pour animaux.

Lorsque le projet de nouvelle usine avait été ébruité, la direction en parlait déjà comme d’un développement incontournable devant permettre de soutenir la croissance exponentielle de l’entreprise maskoutaine. La volonté d’accroître la biosécurité entre les différentes installations de Jefo situées à proximité avait aussi été évoquée. « Notre objectif est d’augmenter massivement notre capacité de production, mais également de réduire les risques de produire uniquement dans un seul site de fabrication », avait expliqué au COURRIER Jean-François Fontaine, vice-président du Groupe Jefo.

L’entreprise qui se targue d’être un chef de file mondial dans la fabrication et la commercialisation d’additifs alimentaires non médicamenteux dont la formule est adaptée spécifiquement à plusieurs types d’animaux comme la volaille, le porc et les vaches laitières estimait que cet investissement majeur allait lui permettre d’ajouter une bonne vingtaine d’employés à ses effectifs. Le Groupe Jefo emploie actuellement quelque 365 employés à travers l’ensemble de ses différentes divisions Nutrition, Logistique et Transport.

Fondée en 1982, la société Jefo vend aujourd’hui ses produits de nutrition animale dans quelque 80 pays à travers le monde.

Des investissements substantiels

Au cours des cinq dernières années, selon nos calculs et nos observations, le Groupe Jefo aura donc investi près de 60 M$ dans le développement de ses activités à Saint-Hyacinthe.

On se souviendra qu’à elle seule, la construction du campus Jefo, un édifice ultramoderne de cinq étages totalisant 100 000 pieds carrés servant de siège social et de centre de formation en nutrition animale, a nécessité un investissement de 12 M$ en 2017. L’entreprise a aussi investi une somme de 15 M$ afin de soutenir le développement accéléré de ses activités de transport et de transbordement durant cette période.

Invitée à commenter les plus récents développements, la direction du Groupe Jefo a préféré réserver ses commentaires pour la première pelletée de terre officielle qui doit se tenir au cours des prochains jours.

Plus de détails seront disponibles à ce moment.

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