22 mars 2012
Jérôme-Adolphe Chicoyne, vous connaissez? (1)
Par: Le Courrier
J.A. Chicoyne, et Caroline Perreault

J.A. Chicoyne, et Caroline Perreault

Lorsque je dis aux gens que je rédige la biographie de Jérôme-Adolphe Chicoyne, 99 % de ceux-ci me répondent : Qui est Jérôme-Adolphe Chicoyne? Pourtant, J.A. Chicoyne a réalisé pratiquement toute sa carrière dans les Cantons-de-l’Est, entre 1875 et 1904. Laissez-moi vous tracer les grandes lignes de la vie de ce monsieur Chicoyne.

Lorsque je dis aux gens que je rédige la biographie de Jérôme-Adolphe Chicoyne, 99 % de ceux-ci me répondent : Qui est Jérôme-Adolphe Chicoyne? Pourtant, J.A. Chicoyne a réalisé pratiquement toute sa carrière dans les Cantons-de-l’Est, entre 1875 et 1904. Laissez-moi vous tracer les grandes lignes de la vie de ce monsieur Chicoyne.

Jérôme-Adolphe Chicoyne, fils de Jérôme Chicoyne, cultivateur, et de Dorothée Deslandes dite Champigny, naquit à Saint-Pie, comté de Bagot, le 22 août 1844.À l’âge de trois ans, il quitta sa famille pour aller vivre avec sa marraine et son parrain, sa tante Josephte, la soeur de son père, et son oncle Joseph Charbonneau, qui habitaient Saint-Damase, près de Saint-Pie. C’est là qu’il passa sa tendre enfance et qu’il y débuta ses études primaires. En 1853, son oncle Charbonneau qui commençait à vieillir, abandonna sa terre de Saint-Damase et s’en vint demeurer à Saint-Hyacinthe, sur la rue Girouard. Jérôme-Adolphe y termine ses études primaires et, en 1855, il entra au collège de Saint-Hyacinthe afin d’y débuter son cours classique. À la fin de sa première année au collège, Jérôme-Adolphe décida de quitter l’école, ainsi que sa famille, afin d’aller travailler aux États-Unis, dans l’espoir de « se mettre riche ». Parti le 15 mars 1857, il se rendit au Connecticut, puis par la suite au Vermont, où il travailla et étudia l’anglais. En octobre 1859, il décida de revenir à Saint-Hyacinthe, aussi pauvre que lors de son départ, mais riche d’une expérience qui l’amena à prendre la ferme décision de reprendre son cours classique et de le terminer. De retour au collège de Saint-Hyacinthe, il réussit toutes ses années du cours classique. En septembre 1864, au moment où il débuta sa première année de philosophie, il choisit de s’orienter vers la profession d’avocat. Le 5 septembre 1864, il fut admis à l’étude de la loi devant le Bureau des Examinateurs, à Montréal, et le 8, il passa son brevet sous maître Papineau, à Saint-Hyacinthe. Pendant ses deux années de philosophie au Collège, qu’il termina en 1866, il étudia aussi le droit, de même que durant les deux années suivantes. Ainsi, au mois de septembre 1868, J.A. Chicoyne fut admis au Barreau et débuta sa carrière d’avocat à Saint-Hyacinthe.Le 7 janvier 1868, J.A. Chicoyne épouse, à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, Marie-Rose-Caroline Perrault, fille unique de Joseph-Élie Perrault et de Sophronie Marcotte, tous trois de Saint-Hyacinthe. Au cours de ses cinq premières années de mariage, le couple Chicoyne eut cinq enfants. Toutefois, seulement un d’entre eux, Émélie, vécut jusqu’à l’âge adulte, les quatre autres décédèrent en bas âge. Plus tard, en 1881, à Sherbrooke, naîtra un autre enfant, mais lui aussi est décédé en bas âge.En plus de sa profession d’avocat, J.A. Chicoyne s’intéressa, dès les années 1864-65, au journalisme et à la politique provinciale. Il devint sous-rédacteur au journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe et rédigea un journal agricole avec son ami Thomas-Alfred J.-A. Bernier. C’est aussi au cours de ces mêmes années qu’il commença à participer activement aux campagnes électorales, défendant les couleurs du parti conservateur.En septembre 1868, J.A. Chicoyne fut élu secrétaire-trésorier de la Société de colonisation de Saint-Hyacinthe qui avait obtenu une réserve de plus de 80 lots dans le canton d’Emberton, dans les Cantons-de-l’Est. Ces lots qui totalisaient 12 051 acres, étaient destinés aux colons qui voulaient venir les défricher et s’y installer. En juin 1870, en compagnie d’un groupe de représentants de la Société de colonisation, il fit l’exploration des lots qui leur étaient concédés et, le 31 décembre, il en fit rapport au ministère de l’Agriculture et des Travaux publics à Québec. C’est à ce moment qu’il visita la mine d’or de John Henry Pope, au bout du chemin qui traversait le canton Ditton, vers le canton d’Emberton. Il fut le premier à en parler dans son rapport d’exploration.Puisqu’il s’intéressait vivement à la colonisation et que la profession d’avocat n’était pas très payante à ce moment-là, J.A. Chicoyne sollicita le poste d’agent d’immigration pour le gouvernement provincial. D’abord en poste à Saint-Hyacinthe, de février 1872 à juin 1873, il devint agent d’immigration à Montréal. Au mois de novembre 1874, il demanda de revenir à Saint-Hyacinthe pour reprendre son ancien poste.

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