29 octobre 2015
Judy Garland : splendide et vulnérable
Par: Alice De guise
Judy Garland, la fin d’une étoile sera présentée au Centre des arts Juliette-Lassonde le 7 novembre. Ivanoh Demers ©

Judy Garland, la fin d’une étoile sera présentée au Centre des arts Juliette-Lassonde le 7 novembre. Ivanoh Demers ©

Judy Garland, la fin d’une étoile sera de passage à Saint-Hyacinthe dans le cadre d’une deuxième tournée. C’est l’actrice Linda Sorgini (Bonheur d’occasion, ­L’Auberge du chien noir) qui a l’honneur d’interpréter cette grande dame du ­cinéma et de la chanson.

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Judy Garland a marqué l’imaginaire de beaucoup de gens, entre autres grâce à son interprétation de Dorothy dans le ­Magicien d’Oz de 1939. C’est dans ce film qu’elle a chanté la, désormais célèbre, chanson Over the Rainbow, cet hymne d’espoir qui la suivra et qu’elle interprètera tout au long de sa carrière. L’actrice était uniquement âgée de 17 ans lorsque le succès l’a frappée de plein fouet. Judy Garland a donc grandi dans un univers qui était à mille lieues d’une enfance ordinaire. Plusieurs se ­souviennent du décès précoce de l’artiste à la suite d’une surdose de barbituriques à l’âge de 47 ans en 1969. Le spectacle Judy Garland, la fin d’une étoile relate les derniers moments de la star.

Linda Sorgini avait donc beaucoup de pain sur la planche lorsqu’elle a accepté l’offre de Michel Poirier, metteur en scène. La comédienne doit chanter un total de onze chansons durant la pièce. « C’est tout un cadeau que m’a fait Michel Poirier. Un rôle comme celui-ci ne vous est pas proposé tous les jours. C’est probablement même le rôle d’une vie. J’ai dû me préparer pendant un an. J’ai lu plusieurs biographies, regardé beaucoup de vidéos pour m’approprier sa gestuelle, sa voix. Je tiens à teinter mon ­interprétation de ma couleur et ne pas seulement en faire une copie. Elle a été une femme pleine de nuances. C’est réellement du bonbon pour une actrice ce type de personnage », explique Linda Sorgini. Bien que la mise en scène implique des chansons, Michel Poirier tient à souligner que la pièce n’est pas pour autant une ­comédie musicale. « La pièce pourrait très bien tenir sans les chansons. L’histoire, la trame dramaturgique est très forte. La pièce raconte avant tout les derniers ­moments de Judy Garland. C’est un drame psychologique musical. Sans le travail ­important des acteurs, la pièce ne pourrait pas se faire. Michel a donc dû trouver une actrice pouvant chanter », précise Linda Sorgini. L’histoire se situe à Londres en 1968 lorsque Judy Garland s’apprête à remonter sur les planches pour une dernière série de spectacles. Elle est accompagnée de deux de ses proches, soit son mari et son ­pianiste. Ils sont là pour l’encadrer, la protéger du milieu hollywoodien, mais aussi d’elle-même et de sa propre démesure. Malgré son passé tortueux, elle tient à être droite et fière pour ces dernières représentations. Elle veut offrir un spectacle à la hauteur de son talent, même si pour cela elle doit y laisser sa vie.La mondanité et le star-système ont eu plusieurs effets néfastes sur Judy Garland. Elle avait déjà fait quatre tentatives de ­suicide au cours de sa vie. « Les gens pensent souvent à elle comme l’enfant ­vedette, mais au fond, c’est une femme qui a eu une enfance abusée. Ses parents l’ont utilisée. Elle n’est pas la seule à avoir subi un tel sort. Il suffit de penser à Michael Jackson ou encore à toutes les jeunes­ ­vedettes Pop découvertes par Disney pour ne nommer que celles-là… Je crois sincèrement qu’elle était atteinte de maniaco-­dépression non diagnostiquée. Dans la pièce, on aborde le sujet de la maladie mentale, certes, mais les spectateurs ­retombent aussi en amour avec cette grande dame. On voit le côté humain de Judy Garland. Les gens sortent profondément touchés à la fin du spectacle », ­souligne-t-elle.

Bien que la mise en scène implique des chansons, Michel Poirier tient à souligner que la pièce n’est pas pour autant une ­comédie musicale. « La pièce pourrait très bien tenir sans les chansons. L’histoire, la trame dramaturgique est très forte. La pièce raconte avant tout les derniers ­moments de Judy Garland. C’est un drame psychologique musical. Sans le travail ­important des acteurs, la pièce ne pourrait pas se faire. Michel a donc dû trouver une actrice pouvant chanter », précise Linda Sorgini.

L’histoire se situe à Londres en 1968 lorsque Judy Garland s’apprête à remonter sur les planches pour une dernière série de spectacles. Elle est accompagnée de deux de ses proches, soit son mari et son ­pianiste. Ils sont là pour l’encadrer, la protéger du milieu hollywoodien, mais aussi d’elle-même et de sa propre démesure. Malgré son passé tortueux, elle tient à être droite et fière pour ces dernières représentations. Elle veut offrir un spectacle à la hauteur de son talent, même si pour cela elle doit y laisser sa vie.

La mondanité et le star-système ont eu plusieurs effets néfastes sur Judy Garland. Elle avait déjà fait quatre tentatives de ­suicide au cours de sa vie. « Les gens pensent souvent à elle comme l’enfant ­vedette, mais au fond, c’est une femme qui a eu une enfance abusée. Ses parents l’ont utilisée. Elle n’est pas la seule à avoir subi un tel sort. Il suffit de penser à Michael Jackson ou encore à toutes les jeunes­ ­vedettes Pop découvertes par Disney pour ne nommer que celles-là… Je crois sincèrement qu’elle était atteinte de maniaco-­dépression non diagnostiquée. Dans la pièce, on aborde le sujet de la maladie mentale, certes, mais les spectateurs ­retombent aussi en amour avec cette grande dame. On voit le côté humain de Judy Garland. Les gens sortent profondément touchés à la fin du spectacle », ­souligne-t-elle.

La pièce Judy Garland, la fin d’une étoile permet donc une immersion dans l’intimité de cette femme à la fois forte et fragile.

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