13 juillet 2017
McLaren 570 GT 
Juste pour rêver
Par: Marc Bouchard
Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Je sais que l’on m’accuse parfois de présenter beaucoup de voitures de luxe dans cette chronique. Plusieurs raisons expliquent ce choix, notamment la disponibilité des modèles, leur popularité sur le marché (les voitures européennes sont en progression de plus de 20 % par mois) et avouons-le, l’opportunité de les conduire. Malgré tout, quand certaines voitures sont vraiment hors de portée, j’utilise le plus souvent une autre plateforme pour en parler.

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Dans le cas de la McLaren 570 GT cependant, il était impossible de passer outre. Les centaines de tête qui se sont tournées sur son passage, et les dizaines de curieux qui sont passés devant chez moi (certains osant même cogner à ma porte pour prendre la voiture en photo) témoignent bien de la fascination qu’exerce ce genre de voiture auprès de toutes les clientèles.

Il faut dire que la McLaren 570 GT est tout simplement spectaculaire. Sa silhouette profilée et basse vient affirmer sa personnalité sportive indéniable. Les portières qui s’ouvrent en ciseau complètent ce visuel à couper le souffle. Les détails aérodynamiques, notamment les encavures dans les portières, fournissent encore plus une sensation de vitesse et de voiture extrême.

Détail intéressant, toutes ces encavures, ces grilles et ces trous dans la carrosserie n’y sont pas par hasard : ce sont des éléments indispensables de cette voiture dont la seule vue crie le mot Performance. Sans ce design aérodynamique, la voiture peinerait probablement à rester au sol, tellement elle est légère et puissante.

Une bête de puissance

La McLaren 570 GT est conçue pour la puissance. Sans compromis. Voilà qui résume bien son existence même. Assemblée en partie sur une plateforme légère mariant fibre de carbone et autres composantes, la voiture ne pèse que 1495 kilos (un peu plus de 3200 livres). Cette extrême légèreté lui permet donc de profiter au maximum de la puissance du moteur.

Puissance par ailleurs non négligeable : 562 chevaux (en fait, le 570 correspond à la puissance exprimée en version européenne) développés par un V8 de 3,8 litres et transmis aux roues arrière par le biais d’une boîte automatique 8 vitesses ultrarapide.

Réglons la chose tout de suite : oui, il existe bien un mode manuel sur la transmission qui permet de changer les vitesses soi-même à l’aide de palettes logées derrière le volant, mais l’opération, bien qu’elle soit parfois amusante, est inutile, la voiture enchaînant les changements de rapports et les rétrogradations à une vitesse qui ferait rougir n’importe quel champion du monde.

En matière d’accélération, la McLaren 570 GT est à la fois monstrueuse et totalement civilisée. Monstrueuse parce qu’il suffit de regarder les chiffres qui s’accumulent au compteur pour se rendre compte de l’importance du déplacement. Imaginez, un 0-100 kilomètres à l’heure en 3,5 secondes à peine, alors que le 0-200 se réalise en 8,8 secondes environ. Ça ne vous dit rien? Sachez seulement que 8,8 secondes est environ le chrono enregistré par une compacte ordinaire pour 100 km à l’heure!

L’aspect civilisé se ressent surtout dans la sensation derrière le volant. Oui, la traction se fait ressentir et on sent l’exceptionnelle poussée, mais on ne s’enfonce pas dans le siège comme on le ferait dans un muscle car américain par exemple. L’imposant couple de 443 livres-pied fait le travail, mais la linéarité de l’accélération est tout simplement subtile. 

Sur la route

Évidemment, l’habitacle est confortable et d’une qualité de finition exceptionnelle. En revanche, l’accès à bord (et plutôt la sortie) n’est pas toujours facile. Un repas à la cantine a permis aux gens assis sur la terrasse d’apprécier ma manœuvre peu gracieuse, mais efficace.

La conduite, cependant, est exceptionnelle. Peu importe la poussée, la voiture colle directement à la route et donne la sensation d’être sur des rails. Les virages s’enfilent avec une aisance chirurgicale, et la voiture ne déroge jamais à la trajectoire.

En résumé

Que dire de plus? La voiture est superbe, sa présence est unique et attire les regards, et sa puissance est sans compromis. Seul bémol… Les 250 000 $ qu’elle commande au minimum. Mais bon, on peut toujours rêver.

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