28 janvier 2016
Saint-Thomas-d’Aquin
KC Diesel sommée de quitter pour le 30 juin
Par: Jean-Luc Lorry
KC Diesel sommée de quitter pour le 30 juin

KC Diesel sommée de quitter pour le 30 juin

L’entreprise KC Diesel se spécialise dans la réparation et le reconditionnement de moteurs diesel pour les camions. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’entreprise KC Diesel se spécialise dans la réparation et le reconditionnement de moteurs diesel pour les camions. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le compteur tourne pour KC Diesel, une entreprise installée dans un local industriel dans le secteur Saint-Thomas-d’Aquin qu’elle occupe illégalement depuis juillet.

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La Ville de Saint-Hyacinthe s’est adressée aux tribunaux afin que cette ­entreprise cesse ses activités et déménage dans un autre local industriel d’ici le 30 juin.

Spécialisée dans la réparation et le reconditionnement de moteurs diesel pour les camions, KC Diesel loue un local industriel situé sur l’avenue Pinard dont le zonage actuel ne permet pas ce type de commerce.

En raison de bruits persistants et d’odeurs incommodantes, le voisinage s’était opposé à la demande de changement d’usage.

Cet automne, la Ville avait tenu une soirée d’information publique pour proposer sans succès certaines modifications comme obliger l’aménagement d’un écran végétal sur une largeur de trois mètres. Les citoyens concernés n’ont pas donné suite à la proposition de la ­municipalité.

Le 25 novembre, le service juridique de la Ville a donc déposé une requête ­introductive d’instance en cessation d’usage dérogatoire contre KC Diesel et le propriétaire de la bâtisse, Jean-Guy Dubé.

La Ville lui accorde toutefois un sursis de sept mois.

« Saint-Hyacinthe Technopole a reçu le mandat de les accompagner dans la recherche d’un autre local », avait indiqué le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, après la séance du conseil du 16 ­novembre.

« Nous travaillons avec les propriétaires de KC Diesel pour trouver une solution. Nous voulons garder cette ­entreprise sur notre territoire et nous sommes conscients que l’échéance est très courte », mentionne André ­Barnabé, directeur général de Saint-­Hyacinthe Technopole, une corporation dont l’une des missions est le ­développement industriel à Saint-Hyacinthe.

« Pour le moment, il n’y a pas de locaux vacants qui répondent aux exigences des propriétaires. Des modifications peuvent être requises. Dans un dossier industriel, il y a toujours des étapes à franchir », poursuit-il.

Déception

Interrogé par LE COURRIER, Jean-Guy Dubé considère que les choses trainent en longueur avec Saint-Hyacinthe ­Technopole.

« Le dossier n’a pas évolué. Nous ­attendons toujours après Saint-­Hyacinthe Technopole. Jusqu’à maintenant, nous n’avons ­pas reçu de propositions de leur part pour relocaliser l’entreprise », indique M. Dubé.

Dans le cas où l’entreprise s’entêterait à poursuivre ses activités après le 30 juin, la Ville demande au tribunal de l’autoriser à saisir tous les biens de KC Diesel.

Copropriétaire de KC Diesel, Kévin ­Lussier n’a pas retourné nos appels.

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