12 septembre 2019
Après les romans d’amour
Kim Messier plonge dans la science-fiction
Par: Maxime Prévost Durand

Kim Messier dévoilera la semaine prochaine un premier livre de science-fiction intitulé Uncia dans le cadre de la série Menvatts des Éditions AdA. Photos gracieuseté

Passer des histoires d’amour à celle d’un clown vengeur, c’est le pari que fait l’auteure maskoutaine Kim Messier pour son nouveau livre Uncia, où elle plonge à fond dans l’univers de la science-fiction.

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Publié aux Éditions AdA, ce roman s’inscrit dans le cadre de la série Menvatts, laquelle regroupe les histoires de différents auteurs sous un même thème, celui des clowns vengeurs. On est donc bien loin des Baiser à Manhattan et Mes âmes sœurs qu’avait fait paraître Kim Messier ces dernières années.

« Je suis une fan de science-fiction depuis que je suis jeune et j’écoute beaucoup de films d’anticipation, affirme celle qui, en plus d’être auteure, est enseignante de français à Granby. J’ai toujours rêvé d’écrire ce genre de roman, mais la vie a fait en sorte que j’écrive des récits surtout réalistes avec la Collection Tabou et mes quatre romans pour adultes aux Éditions de Mortagne, romans dont je suis extrêmement fière. »

Elle se souvient avoir été captivée, il y a quelques années, par une série de livres justement intitulée Les Clowns vengeurs. « Le sujet d’hommes se déguisant en clowns macabres afin d’exécuter des vengeances personnelles pour une population vivant dans un monde futuriste corrompu me fascinait », soutient l’auteure.

Puisqu’elle travaillait à ce moment sur ses romans d’amour, elle a rangé dans un tiroir l’histoire portant sur cette thématique qui germait dans son esprit. Puis, récemment, lorsque l’opportunité de se joindre à la série Menvatts s’est présentée, Kim Messier a tout de suite sauté à bord.

Mi-panthère des neiges et mi-homme, le personnage principal de son nouveau livre, prénommé Uncia, est un descendant d’êtres humains ayant subi des modifications génétiques extrêmes. Même s’il exécute des vengeances, il est décrit comme un homme respectueux de la nature humaine, qui lutte contre la domination du gouvernement en place.

Ponctué d’action, le récit est appelé à exposer à travers différents points de vue « les conséquences des choix que nous faisons et le pouvoir qu’un être humain peut avoir dans l’avenir de l’humanité », explique l’auteure.

« La science-fiction, pour moi, c’est un univers de possibilités relevant de l’imaginaire et c’est aussi le moyen de faire une critique sociale de notre présent, mais en imaginant et en démontrant les conséquences négatives dans le futur surréaliste », mentionne-t-elle.

Bien que ce roman soit axé sur ce nouvel univers littéraire, la Maskoutaine estime que son fidèle lectorat prendra plaisir à la découvrir sous ce nouveau jour. Petit clin d’œil à ses œuvres précédentes, elle dit s’être tout de même permis d’insérer une petite idylle amoureuse au sein de l’histoire.

Outre la parution d’Uncia, disponible en librairie le 17 septembre, Kim Messier poursuivra dans les prochains mois son exploration des genres littéraires. Elle tentera notamment d’écrire son premier roman pour jeunes garçons (11-12 ans), un projet qu’elle a démarré récemment avec son fils. Elle prévoit également renouer à court terme avec son public d’adolescentes avec une toute nouvelle histoire, plus de six ans après avoir offert Le Placard et Coming Out, au sein de la Collection Tabou.

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