11 février 2016
Méchant Mardi de gars
La barre du 100 000 $ fracassée!
Par: Le Courrier
Le comité organisateur du Méchant Mardi de gars en compagnie d’André Cournoyer et d’anciens conférenciers lors du dévoilement des résultats records. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le comité organisateur du Méchant Mardi de gars en compagnie d’André Cournoyer et d’anciens conférenciers lors du dévoilement des résultats records. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avec une récolte record de 20 000 $, la septième édition du Méchant Mardi de gars de Saint-Hyacinthe a permis au comité organisateur de franchir la barre magique du 100 000 $ en dons accumulés depuis la toute ­première édition.

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En tout et partout, c’est environ 113 100 $ qui ont été amassés depuis la mise sur pied de cette activité bénéfique ­annuelle organisée au profit de la Société ­canadienne du cancer, région de Saint-Hyacinthe.

La septième édition de cette activité ­réservée à la gent masculine maskoutaine s’est déroulée mardi soir à la Cage ­Brasserie sportive de Saint-Hyacinthe, partenaire de la première heure. Les quelque 300 billets en circulation avaient tous trouvé preneur, ce qui témoigne de l’intérêt porté à cette noble cause.

Un succès dont n’est pas peu fier le comité organisateur formé de Benoit Chartier, Pascal Milotte, Yvon Pinsonneault, ­Philippe Dumaine, Alexandre Voghel, ­Mélanie Charron et Martin Bourassa, ­président d’honneur du Mardi de gars.

Le rédacteur en chef et éditorialiste du Courrier de Saint-Hyacinthe s’est félicité d’avoir relevé le défi que lui avait lancé l’une des représentantes de la Société ­canadienne du cancer en 2009, soit ­d’organiser le pendant masculin du ­Mardi de filles, une soirée qui connaissait déjà un retentissant succès à Saint-Hyacinthe.

« Sept ans plus tard, je pense que nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Nous avons organisé une ­soirée sans prétention et les gars ont ­embarqué à fond. Les commanditaires, les partenaires et les 300 participants qui répondent présents chaque année ont fait de cette activité une tradition ­attendue et un énorme succès. Je les ­remercie tous du fond du coeur », a mentionné M. Bourassa.

Ce dernier a aussi eu de bons mots à l’intention des personnalités maskoutaines qui depuis sept ans déjà rehaussent cette soirée de témoignages émouvants, en racontant leur combat personnel contre le cancer. « Le but de cette soirée n’est pas uniquement festif. Il y a aussi une mission de sensibilisation derrière tout cela. Nous ne voulons pas la perdre de vue. La bonne nouvelle, c’est que nos sept conférenciers, dont six survivants du cancer, sont encore avec nous et en bonne santé. »

Mardi dernier, c’est André Cournoyer, un jeune retraité qui a fait carrière dans le milieu bancaire et au sein du Centre ­financier aux entreprises Desjardins, qui a généreusement accepté de partager son combat acharné des cinq dernières ­années contre le cancer. Coup sur coup, il a dû surmonter un cancer des intestins, un cancer de la vessie et un cancer du foie, un dernier cancer qui lui a été ­diagnostiqué le 13 octobre.

Il a raconté sa rude bataille parsemée de traitements de chimiothérapie et d’interventions chirurgicales. Une prochaine est d’ailleurs prévue dans quelques jours.

« Le cancer, c’est un peu comme une ­attaque terroriste, ça arrive tout d’un coup sans prévenir et ça fait du ­dommage. C’est terrifiant, car ça peut devenir tragique. Après la découverte du cancer, la coalition se met en place pour vaincre l’ennemi et comme dans toutes guerres, il y a des dommages collatéraux. La chimio ne cible pas seulement ­l’ennemi », a raconté celui qui continue de s’impliquer activement dans la communauté à titre de mentor ou d’administrateur ­d’entreprises ou d’organismes, dont ­l’Association Défi Futsal, une belle ­réussite sportive maskoutaine.

M. Cournoyer a profité de l’occasion pour remercier sincèrement ses proches et les membres de ses deux familles. Ses deux enfants et son épouse bien entendu, ainsi que ses anciens collègues de chez Desjardins qui ont été et sont encore d’un soutien exemplaire pour l’épauler. Il a conclu son intervention sur une note d’espoir.

« Malgré la maladie, il faut avoir des projets, s’occuper, faire des choses que l’on aime, ne pas se renfermer sur soi-même. Je suis convaincu qu’il y a de belles choses qui sont à venir pour moi. Des activités avec ma famille et mes amis, la joie d’être grand-père en août. Rester positif, c’est croire que la vie nous réserve de belles choses et que ces dernières compenseront les malheurs de l’existence. »

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