20 juillet 2017
Carte blanche
La bonne affaire!
Par: Pierre Bornais

Pour qui? Certainement pas pour les contribuables maskoutains qui ont déboursé collectivement plus de 288 000 $ pour un terrain payé 61 000 $ en mars 2017!

La spéculation foncière – une spécialité bien connue chez nous, selon certains – a toujours représenté une source de frustration pour l’observateur que je suis demeuré. Acheter un bien, au meilleur prix, en payer les taxes municipales selon le temps et l’usage souhaité, le vendre à bon prix, tout cela fait partie d’une vie économique normale.

A priori, ce principe devrait être la norme pour l’administration publique qui doit gérer les actifs de toute la communauté. Et prévenir les coups dans un secteur aussi fragile de la municipalité.

C’est de toute évidence loin de la réalité vécue dans la dernière acquisition de la Ville! « On le savait, mais on n’était pas rendu là! » Voilà qui donne une image particulière de la planification, pour ne pas dire de la vision, du conseil et des fonctionnaires en ce qui a trait à l’avenir du centre-ville.

La préoccupation du moment semblait l’achat et la démolition de maisons à un jet de pierre de cet espace pour y créer quelques places de stationnement supplémentaires. En suscitant bien sûr une résistance chez plusieurs citoyens qui se demandent quand l’administration municipale optera pour une solution globale. Avant, bien sûr d’acheter et de démolir une partie du quartier! Comme si, comme le dit l’anecdote, on ne pouvait pas faire deux choses à la fois!

Une chose est certaine, la preuve est faite si besoin est, que l’utilisation des seuls moyens électroniques pour publiciser des opérations du genre (ventes en justice) a ses limites.

Se pourrait-il que l’argent public soit plus facile à dépenser que le personnel?

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