12 avril 2012
Assemblée générale annuelle
La Caisse a-t-elle tenu ses promesses?
Par: Le Courrier
La prochaine assemblée générale de la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe risque d'être moins longue et animée que celle de l'an dernier.

La prochaine assemblée générale de la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe risque d'être moins longue et animée que celle de l'an dernier.

Il y a un an, la Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe tenait son assemblée générale annuelle dans un climat houleux. En toile de fond, la fin du service de caissiers mobiles dans les résidences de personnes âgées et le retrait de guichets automatiques avaient suscité la controverse. Un an plus tard, le bilan sera-t-il plus reluisant?

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Oui, affirme sans détour Robert Marquette, qui se promet bien d’assister à l’assemblée du 17 avril comme il le fait chaque année depuis plus de 30 ans. Ce membre engagé de la coopérative financière avait proposé et obtenu, l’an dernier, la création d’un comité pour passer en revue la régie interne de la Caisse. M. Marquette avait remis en question le partage des pouvoirs entre le conseil d’administration et l’assemblée générale. Il déplorait que les membres n’aient pas de véritables moyens d’influencer les décisions des administrateurs.

« C’est le devoir du conseil d’administration d’identifier des problématiques et d’amener des solutions. Toutefois, je crois que ce qui concerne les services aux membres devrait être présenté à l’assemblée générale annuelle avant que la décision ne soit prise », a répété Robert Marquette cette semaine, en entrevue au COURRIER.Selon lui, les administrateurs et la direction de la Caisse ont appris de la dernière assemblée et ils souhaitent gouverner en conséquence à l’avenir. « Je crois que la réaction des membres l’an dernier a pris de court le conseil d’administration. Avec le recul, nos objectifs se rejoignent plus que je ne le croyais. »Le pouvoir de l’assemblée de confier des mandats précis aux administrateurs, plutôt que d’émettre de simples recommandations, devra toutefois attendre. C’est que la Loi sur les coopératives de services financiers remet entre les mains des administrateurs la plupart des pouvoirs décisionnels, a appris M. Marquette lors des rencontres du nouveau comité. « Le conseil peut suivre les suggestions des membres, mais les membres ne peuvent pas imposer de décisions, à quelques exceptions près », résume-t-il.Cette Loi pourrait toutefois être revue en 2013, selon M. Marquette, et les membres du comité – formé d’administrateurs, de dirigeants et de membres – travailleront à formuler des recommandations quant aux pouvoirs de l’assemblée sur les décisions qui concernent les services directs aux membres.« Il semblerait que d’autres caisses s’interrogent aussi sur ce principe. Le but n’est pas que les membres décident de tout, mais ils devraient pouvoir décider des services. »

Moins de chance dans les résidences

L’assemblée générale annuelle 2011 avait aussi été l’occasion pour les membres de réclamer la formation d’un comité chargé d’évaluer les besoins des personnes semi-autonomes en matière de services financiers. Cette proposition faisait suite à l’abolition du service de caissiers mobiles qui circulaient auparavant dans les résidences pour faciliter les transactions financières des personnes à mobilité réduite.

Un comité a été formé par des dirigeants et des administrateurs de la Caisse qui sont allés à la rencontre de membres représentants dans les résidences. Mais le président de la FADOQ Richelieu-Yamaska, Claude Leblanc, qui s’était proposé pour accompagner la Caisse dans cette démarche, n’y aura finalement jamais été invité. Il n’a reçu qu’un appel l’informant des décisions prises jusqu’ici. S’il semble acquis que l’Eau-Vive, la Résidence Ste-Marthe et Les Jardins de la gare recouvreront les visites d’un caissier mobile, il en coûterait trop cher pour offrir le service ailleurs.« Au lieu d’intégrer les caissiers mobiles dans le calcul du coût de tous les services, on a évalué le coût de chaque transaction dans chaque résidence en fonction du nombre de personnes intéressées, croit M. Leblanc. Ainsi, ce sont les moins nantis des plus petites résidences qui se retrouvent sans service alors qu’ils sont plus vulnérables. »M. Leblanc craint que la Caisse ne contraigne ainsi les aînés à des pratiques à risques. Selon lui, certaines personnes semi-autonomes se voient obligées de confier leur carte bancaire et leur numéro d’identification personnel (NIP) à leur aide infirmière ou à d’autres préposés. « Je ne remets pas en doute leur fiabilité, mais cela va à l’encontre de tous les principes de la FADOQ et des corps policiers pour lutter contre la fraude. »La Caisse Desjardins de Saint-Hyacinthe a refusé de dresser un bilan de son année avant la tenue de l’assemblée générale annuelle, prévue le 17 avril, à 19 h, à l’Hôtel des Seigneurs (Salle Palais 1).

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