23 novembre 2017
Rapport du Vérificateur concernant Beauward
La CAQ et Soucy veulent savoir
Par: Jean-Luc Lorry
La députée caquiste, Chantal Soucy. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La députée caquiste, Chantal Soucy. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, déposera ce matin à l’Assemblée nationale un rapport qui devrait diriger les projecteurs sur les baux commerciaux conclus entre des organismes gouvernementaux et Les Centres d’achats Beauward, propriétaire des Galeries St-Hyacinthe, où logent une dizaine de sociétés d’État.

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L’intervention de la vérificatrice générale fait suite à une motion de la Coalition avenir Québec (CAQ) – déposée et adoptée unanimement en avril – pour savoir si l’entreprise de Marc Bibeau, ex-grand argentier du Parti libéral du Québec (PLQ), aurait pu bénéficier de conditions préférentielles ou de tarifs avantageux.
« Que l’Assemblée nationale confie au Vérificateur général du Québec, le mandat d’étudier les liens commerciaux, notamment les contrats de location et les baux conclus entre les entreprises de Marc Bibeau et toute entité publique du gouvernement, en se penchant particulièrement sur les conditions d’octroi et les conditions financières de ces derniers », dit la motion.
« Le gouvernement doit faire preuve de prudence lors du processus d’octroi de contrats. Il doit s’assurer que toutes les règles ont été respectées », considère la députée caquiste de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy.
Appels à la SQI
Selon le Journal de Montréal, les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont surveillé des registres d’appels du collecteur de fonds du PLQ. On apprenait récemment que de 2003 à 2013, M. Bibeau aurait logé 122 appels à un administrateur de la Société immobilière du Québec (SQI).
La question des appels passés par M. Bibeau intéresse aussi Mme Soucy.
La SQI a conclu six baux avec les Centres d’achats Beauward pour loger plusieurs institutions sur le site des Galeries St-Hyacinthe dont le bureau régional de la Financière agricole du Québec ou la Direction régionale du ministère du Travail. L’ensemble de ces contrats de location représente un montant annuel de plus de 1,1 M$ (voir autre texte).
Aux yeux de Mme Soucy, le dossier Bibeau constitue « une patate chaude » pour le gouvernement Couillard.
Du côté de Beauward, on a fait savoir au COURRIER que l’entreprise existe depuis 50 ans et qu’en tout temps, elle a respecté rigoureusement les règles en vigueur et a l’intention de toujours le faire. Prétendre ou laisser croire le contraire serait du salissage, totalement mensonger et diffamatoire.

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