23 mai 2013
Économie maskoutaine au ralenti
La Chambre de commerce refuse de commenter
Par: Le Courrier

La Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains, dont la mission est de « contribue[r] au développement économique et social de la région maskoutaine et assure[r] la défense des intérêts de ses membres », refuse de commenter une étude du Conference Board du Canada démontrant que le produit intérieur brut (PIB) et le marché de l’emploi dans la région de Saint-Hyacinthe ont chuté dramatiquement au cours des huit dernières années.

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Son nouveau directeur général, Serge Gélinas, a affirmé qu’aucun commentaire ne serait formulé par l’organisation. « Tout le monde s’interroge. Les gens sont encore à regarder les chiffres sur lesquels l’étude se base », a-t-il fait savoir au COURRIER.

M. Gélinas a fait remarquer que son organisme travaillait davantage au niveau du regroupement des gens d’affaires et qu’il revenait plutôt à l’agent de développement économique de la région, soit le Centre local de développement (CLD), d’émettre des commentaires au sujet de l’étude. Il a par ailleurs cité le gouvernement du Québec au chapitre des intervenants dans le domaine du développement économique. « Il s’agit d’une étude fédérale et je m’attends à ce que le gouvernement du Québec regarde globalement les chiffres », a-t-il dit. Le Conference Board du Canada est un organisme de recherche appliquée indépendant et sans but lucratif qui s’intéresse aux tendances économiques et à la performance des organisations. Selon sa plus récente étude portant sur les villes canadiennes de taille moyenne, le PIB de Saint-Hyacinthe (en dollars 2002) qui atteignait 2,79 milliards $ en 2005 ne s’élevait plus qu’à 1,536 milliard $ en 2012, pour une diminution de 45 % en huit ans. Saint-Hyacinthe comptait en outre 37 800 emplois sur son territoire en 2005, alors que le dernier recensement n’en affichait plus que 20 400, pour une perte nette de 46 %. Notons que le Conference Board offrait aux villes examinées d’obtenir un historique les concernant ainsi que des prévisions économiques détaillées pour les deux prochaines années. Ce service, offert au coût de 4 000 $, a été décliné par la Ville de Saint-Hyacinthe et ses organismes à caractère économique, selon le porte-parole du Conference Board.

Pelletier sceptique

Interrogé par LE COURRIER la semaine dernière, le député provincial Émilien Pelletier avait pour sa part émis des réserves quant aux conclusions du Conference Board.

« Moi, quand je lis que depuis huit ans ça va mal en économie à Saint-Hyacinthe, je me demande comment on peut soutenir ça alors que c’est probablement la ville en Montérégie qui s’est développée le plus. Il n’y a même pas 6 % de chômage. On trouve ça rarement ailleurs dans les villes de taille similaire », avait-il signalé.

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