2 mai 2013
Compressions budgétaires imposées par Québec
La Commission scolaire fait ses devoirs en coupant 1,6 M$
Par: Jean-Luc Lorry
Des dirigeants de la CSSH ont annoncé un plan de redressement de 1,6 MS. De gauche à droite, Sylvie Girard, directrice du Service des ressources financières; Caroline Dupré, directrice générale; Richard Flibotte, président; et Daniel Camirand, directeur général adjoint.

Des dirigeants de la CSSH ont annoncé un plan de redressement de 1,6 MS. De gauche à droite, Sylvie Girard, directrice du Service des ressources financières; Caroline Dupré, directrice générale; Richard Flibotte, président; et Daniel Camirand, directeur général adjoint.

Pour répondre aux exigences gouvernementales et atteindre l’équilibre budgétaire, la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) vient d’adopter un plan de redressement représentant des coupures totalisant 1,6 M$.

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« Le plan adopté par le conseil des commissaires est le résultat d’un vaste exercice de consultation auprès de toutes les directions d’école, de centre et des services administratifs. Dans une optique de gestion responsable, des mesures ont été prises afin de préserver, autant que possible, les services à l’élève », a précisé lors d’un point de presse, le président de la CSSH, Richard Flibotte.

Au chapitre des dépenses, l’ensemble de la CSSH sera touché par une série de réductions budgétaires qui seront mises en pratique dès la rentrée.L’effort financier majeur touche les services administratifs. Cette mesure représentera une réduction de 90 000 $ au siège social et de 240 000 $ dans les différents établissements scolaires.La masse salariale du siège social sera amputée de 110 000 $. Plusieurs postes seront abolis. La direction du transport et de l’informatique sera rayée de l’organigramme. Le Service informatique intègrera celui du matériel et celui du transport sera jumelé à la direction générale. Il y aura aussi un unique poste de directeur général adjoint comparativement à deux auparavant. Les conditions de travail du personnel enseignant des écoles primaires et secondaires seront revues à l’échelle locale et permettront de réaliser des économies de 220 000 $. Par exemple, la durée d’un congé pour force majeure sera diminuée.Les périodes d’enseignement seront rationalisées sans être réduites. « Les options et les volets seront financés par la Commission scolaire dans la mesure où il y aura un nombre suffisant d’élèves pour en assurer la viabilité », explique Daniel Camirand, directeur adjoint à la CSSH. Une décision représentant une autre économie de 120 000 $.La directrice générale de la CSSH, Caroline Dupré, estime qu’il était plus simple pour son organisation de bâtir un plan de redressement local pour permettre l’équilibre budgétaire. « Nous ne voulions pas courir le risque d’être déficitaire et de se voir imposer un plan de redressement par le ministère de l’Éducation. L’objectif était de pouvoir choisir nous-mêmes où les coupures seraient effectuées », indique Mme Dupré.Deux revenus supplémentaires apparaissent au plan de redressement. Un montant de 200 000 $ sera accordé par le Ministère en raison de la hausse du nombre d’enfants qui fréquentent les écoles primaires.La CSSH demande au Ministère une contribution de 100 000 $ pour financer de nouvelles places pour des élèves présentant des troubles de santé mentale et ceux atteints de déficiences intellectuelles et motrices. Actuellement, ces élèves reçoivent des services à la Maison Lily Butters à Saint-Hyacinthe et au Pavillon Saint-Charles de l’Hôpital Honoré-Mercier.

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