1 décembre 2011
Complexe de diagnostic vétérinaire
La complexité du projet retarde de neuf mois l’échéancier
Par: Jean-Luc Lorry
Le futur complexe de diagnostic vétérinaire et d'épidémiosurveillance.

Le futur complexe de diagnostic vétérinaire et d'épidémiosurveillance.

Le défi technologique que représente la construction du futur complexe de diagnostic vétérinaire et d’épidémiosurveillance provoque un retard de neuf mois sur l’échéancier initial.

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Débutés en juin 2009, les travaux de construction devraient finalement être terminés pour février 2012 au lieu de juin 2011, comme il était prévu au départ. Au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), on confirme que la construction du complexe est quasi terminée et qu’il sera opérationnel au printemps.

« C’est une importante infrastructure dotée d’équipements complexes comme un incinérateur et un système de traitement des rejets liquides d’animaux autopsiés qui évitera que des matières contaminées se rendent aux égouts », précise en entrevue au COURRIER, Madeleine Fortin, sous-ministre adjointe de la Direction générale de l’alimentation au MAPAQ.Ce complexe regroupera sous un même toit, le laboratoire d’épidémiosurveillance animale du Québec dépendant du MAPAQ et les laboratoires de diagnostic et de pathologie de la Faculté de médecine vétérinaire. Le bâtiment de trois étages représente une superficie de 90 000 pieds carrés et sera certifié LEED (Leader in Energy and Environmental Design). On prévoit que 80 personnes du MAPAQ et 50 employés de la Faculté de médecine vétérinaire travailleront en étroite collaboration au sein du nouvel édifice.

Aucun dépassement budgétaire

Pour construire ce complexe, le gouvernement provincial a alloué un budget de 51,6 M$. Un montant qui comprend les imprévus de chantier ainsi que les changements demandés en cours de route au Groupe Aecon, l’entreprise qui a obtenu le contrat de construction de 31 M$.

Madeleine Fortin précise qu’un montant de l’ordre de 5,2 M$ inclus dans le budget total a été réservé pour couvrir les dépenses imprévues durant la construction. « Notre chargé de projet a été très strict pour que les coûts de construction demeurent dans l’enveloppe budgétaire », précise la sous-ministre.Selon nos informations, une modification attribuable au génie mécanique et électrique avait occasionné en juin une dépense supplémentaire de 85 250 $. Le Groupe Aecon a déposé fin octobre une hypothèque légale de construction pour un montant de 115 818 $.

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