17 mai 2012
La connectivité écologique, vous connaissez?
Par: Le Courrier

La faune et la flore utilisent une quantité phénoménale de milieux pour se déplacer, trouver un abri, se nourrir et se reproduire. Cela constitue un véritable réseau de communication invisible à nos yeux!

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La faune et la flore utilisent une quantité phénoménale de milieux pour se déplacer, trouver un abri, se nourrir et se reproduire. Cela constitue un véritable réseau de communication invisible à nos yeux!

Si on compare ces réseaux écologiques aux réseaux de transport, on pourrait dire qu’ils sont constitués de trois segments : – les « stations ou gares » ou noyaux de biodiversité, source de plusieurs individus, par exemple, les Montérégiennes. – leurs « aires périphériques » (toilettes, restaurants, billetteries) ou zones tampon, permettent la transition entre le milieu routier et les résidences et elles sont indispensables au bon fonctionnement des usagers du réseau. – les « voies à grande vitesse ou autoroutes », grands corridors linéaires comme le bois de Saint-Charles-sur-Richelieu ou la crête de Saint-Dominique, les « petits chemins de campagne », éléments du paysage interconnectés ou petits pas japonais. On peut penser à une série de petits étangs en milieux urbains qui font la joie des grenouilles ou à des prés fleuris dans les arrière-cours qui permettent aux abeilles de butiner ici et là. Ce réseau de transport, la connectivité, permet aux espèces de ne pas être isolées les unes des autres. Il permet d’éviter leur disparition. Il assure ainsi leur dispersion sur le territoire et le maintien des fonctions écologiques des milieux naturels. Ces systèmes écologiques sont cruciaux pour notre qualité de vie puisque les forêts filtrent l’air, les milieux humides régularisent le cycle de l’eau, les prés et les friches permettent aux insectes de polliniser plus de 70 % des végétaux qui se retrouvent dans notre assiette. Mais cette connectivité se fait de plus en plus rare dans la région, avec seulement 17 % du territoire constitué de milieux forestiers. Alors, comment assurer le passage de la faune et de la flore à travers le paysage? Chacun peut faire sa part en laissant pousser les fleurs sauvages, en plantant une bande riveraine d’arbres et d’arbustes, en augmentant le nombre d’arbres originaires du Québec sur son terrain, en égayant sa cour d’arbustes fruitiers, en recréant une continuité entre les éléments du paysage, en conservant sa forêt, en valorisant les milieux naturels autour de nous. Bon printemps! Écrivez-nous : plumeverte@courrier.qc.ca -30-

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