2 octobre 2014
Véhicules municipaux
La conversion au gaz est commencée
Par: Benoit Lapierre
Des véhicules municipaux seront bientôt propulsés par des moteurs convertis au gaz naturel. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Des véhicules municipaux seront bientôt propulsés par des moteurs convertis au gaz naturel. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe vient d’accorder un premier contrat dans le cadre de son programme de conversion au gaz naturel comprimé (GNC) d’une partie de la flotte de véhicules municipaux.

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Au total, 49 des 112 véhicules routiers que possède la Ville peuvent être adaptés au fonctionnement au GNC, et les huit premiers – de petites voitures – subiront cette transformation dès cet automne.

Les moteurs seront modifiés par la firme BL Énergie, de Mascouche, à qui le conseil municipal a octroyé, le 22 septembre, un contrat de 99 982 $, ce qui correspond à un prix de 12 497 $ par véhicule.

Un premier appel d’offres avait donné lieu à un rejet des soumissions au début de septembre parce que les prix soumis étaient trop élevés. « Au départ, on était dans les 15 000 $ par véhicule, ce qui n’avait pas de sens », a indiqué le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau.

Cet appel d’offres devait se traduire par l’octroi d’un seul contrat pour la conversion des 48 véhicules sur une période de trois ans, mais la Ville a finalement décidé de procéder étape par étape. Elle a rapidement procédé par un appel d’offres sur invitation à deux soumissionnaires, une procédure permise pour l’attribution d’un contrat de moins de 100 000 $, mais seul BL Énergie a soumis une proposition. L’autre entreprise invitée, EBI, de Berthierville, seul concurrent québécois de BL Énergie, n’a pas présenté d’offres à la deuxième occasion.

Même si la conversion de véhicules au GNC s’avère une opération dispendieuse, elle permettra à la Ville de réaliser de belles économies, affirme Louis Bilodeau. « Le prix de l’essence tourne actuellement autour de 1,35 $ le litre, tandis qu’un mètre cube de GNC, l’équivalent d’un litre d’essence, coûte 30 cents. C’est un dollar de moins, et nous serons aussi gagnants au plan environnemental », signale-t-il.

D’ici à ce que la Ville ait complété la phase II du projet de biométhanisation et qu’elle puisse vendre son biométhane au distributeur Gaz Métro, la Ville devra acheter le carburant qui alimentera les voitures modifiées. Mais par la suite, elle ne paiera à Gaz Métro que le coût de transport du gaz naturel vers le poste de ravitaillement en GNC, lequel se trouvera au garage municipal de la rue Lemire (édifice Gaétan-Bruneau). « Il est en préparation », a mentionné M. Bilodeau.

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