10 septembre 2020
La Croix-Rouge offre son aide au Manoir Deauville
Par: Maxime Prévost Durand

Le Manoir Deauville peut compter sur la présence de deux équipes de la Croix-Rouge depuis la fin août, une aide proposée par l’organisme même si les besoins ne sont pas particulièrement criants. Photothèque | Le Courrier ©

Depuis trois semaines, deux équipes de la Croix-Rouge prêtent main-forte aux employés du Manoir Deauville, à Saint-Hyacinthe. Curieusement, ce n’est pas à la demande de la ressource intermédiaire ni du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est qu’elles sont là, mais plutôt par la volonté de l’organisme, qui leur a offert son aide.

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« La Croix-Rouge a offert ses services afin d’aider à la suite de la période d’isolement et de déconditionnement des usagers. […] Il s’agit pour [ses équipes] d’une bonne occasion de prendre de l’expérience auprès des personnes âgées », a indiqué le conseiller aux relations médias du CISSS de la Montérégie-Est, Hugo Bourgoin.

Au total, ils sont huit aides de service de jour et huit autres de soir à apporter cette aide. Ceux-ci sont accompagnés d’un responsable de la Croix-Rouge. Leur présence étant prévue pour une période de quatre semaines, il ne leur resterait plus qu’une semaine au Manoir Deauville, situé sur le boulevard Laurier, dans le quartier Douville.

Cette aide est arrivée comme une agréable surprise, surtout que les besoins ne sont pas particulièrement criants en ce moment et que tout semble sous contrôle. Présentement, aucun cas de COVID-19 n’est présent à l’intérieur de la ressource intermédiaire maskoutaine. Cela dit, toute aide est toujours bienvenue, a reconnu la directrice générale du Manoir Deauville, Joëlle Boulanger. « Les employés apprécient d’avoir de l’aide. Ça a été difficile de vivre la COVID », a-t-elle lancé, lorsque jointe par LE COURRIER en début de semaine.

Tout juste revenue de vacances, celle-ci ne semblait toutefois pas savoir comment ces équipes avaient atterri chez elle. « Ce n’est pas moi qui ai formulé de demande. Il faudrait voir avec le CISSSME », a-t-elle soutenu au bout du fil, croyant que c’était peut-être en appréhension de la redoutée deuxième vague.

Après avoir été fortement touché par la pandémie à la fin du printemps, le Manoir Deauville se prépare du mieux qu’il le peut pour éviter que ce scénario se répète à l’automne. « Le CISSSME nous guide là-dedans, on est vraiment bien appuyés », a mentionné Mme Boulanger.

Au plus fort de la première vague, tout près d’une trentaine de résidents du Manoir Deauville ont combattu le nouveau coronavirus et six d’entre eux en sont malheureusement décédés. Plusieurs employés avaient aussi été atteints par la COVID-19.

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