11 septembre 2014
Accident de travail dans une ferme valoise
La CSST suggère un empilage plus sécuritaire des balles de foin
Par: Alain Bérubé
Julien Bérubé et Luc Lefebvre, inspecteurs pour la CSST - Direction générale de la Yamaska, ont présenté à la presse les grandes lignes du rapport d’enquête sur un effondrement de balles de foin, survenu l’an dernier à Acton Vale et causant d’importantes blessures à un stagiaire.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Julien Bérubé et Luc Lefebvre, inspecteurs pour la CSST - Direction générale de la Yamaska, ont présenté à la presse les grandes lignes du rapport d’enquête sur un effondrement de balles de foin, survenu l’an dernier à Acton Vale et causant d’importantes blessures à un stagiaire. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La CSST a recommandé à la Ferme M.R. Chagnon d’élaborer une méthode d’empilage plus sécuritaire des balles de foin. Photo Courtoisie CSST

La CSST a recommandé à la Ferme M.R. Chagnon d’élaborer une méthode d’empilage plus sécuritaire des balles de foin. Photo Courtoisie CSST

À la suite d’un effondrement de balles de foin dans une grange, l’an dernier à Acton Vale, un stagiaire a subi de graves blessures à la nuque. Afin d’éviter d’autres incidents du genre, la CSST rappelle aux employeurs et aux travailleurs l’importance d’utiliser une méthode d’empilage sécuritaire.

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C’est le 21 juin 2013 que le stagiaire de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe, qui oeuvrait à la Ferme M.R. Chagnon d’Acton Vale, a été victime de cet effondrement.

Se trouvant à la base d’un empilement de balles de foin d’une hauteur de près de 5,9 m (plus de 19 pieds), il plaçait manuellement une palette de bois sur laquelle reposait la prochaine pile.

Au moment où il a tiré la palette, quatre balles ont chuté en sa direction.

« Le stagiaire a été heurté par une des balles – pesant près de 450 kilos – et se retrouve coincé sous deux balles de foin », précise Julien Bérubé, inspecteur pour la CSST – Direction générale de la Yamaska.

Dans le rapport d’enquête, la CSST établit deux causes afin d’expliquer l’accident de travail.

« La méthode d’empilage compromet la stabilité des piles de balles de foin, entraînant un risque d’effondrement. De plus, le stagiaire travaille dans une zone dangereuse créée par une pile de balles de foin instable et se fait heurter par des balles qui s’effondrent dans sa direction », mentionne l’inspecteur Luc Lefebvre.

La CSST a interdit la circulation à moins de 6 mètres d’un empilement ayant une hauteur de plus de cinq balles de foin avec un tracteur qui n’est pas muni d’une cabine, ainsi que pour les piétons.

« Elle exige de l’employeur l’élaboration d’une méthode d’empilage sécuritaire, en plus d’interdire la manipulation de trois balles de foin à la fois avec l’accessoire à deux pointes », ajoute M. Lefebvre.

La CSST informera l’UPA, l’ITA et l’Association canadienne de sécurité agricole des conclusions de l’enquête, qui seront également véhiculées dans les établissements de formation offrant les programmes d’études en agriculture.

L’organisme recense en moyenne, depuis cinq ans, une centaine de victimes de lésions professionnelles dans la région de la Yamaska.

Quant à l’état de santé du stagiaire, la CSST se montre discrète, affirmant toutefois que l’incident lui a causé d’importantes séquelles.

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