27 juin 2013
La déclaration de la semaine
Par: Martin Bourassa

Retour sur notre manchette du 20 juin concernant la promesse d’achat conclue entre le Groupe Robin et les Soeurs de Saint-Joseph relativement à la maison-mère de cette communauté religieuse.

Certains seront tentés de dire : « Encore Robin, on sait bien… ».Il est vrai que ce promoteur omniprésent semble avoir le tour avec les communautés religieuses de Saint-Hyacinthe, et pas seulement avec l’Oeuvre Antoine-Girouard.Mais ne comptez pas sur moi pour critiquer cette transaction potentielle à ce stade-ci.J’ignore si ce sera le cas quand on sera fixé sur les intentions des parties, mais pour l’instant le simple fait de savoir que ce joyau du patrimoine tombera entre les mains d’un promoteur local me rassure. Un promoteur qui brasse l’essentiel de ses affaires à Saint-Hyacinthe et qui y réside, et qui forcément n’est pas insensible aux commentaires, aux opinions, aux suggestions et aux critiques. Cette sensibilité toute maskoutaine est de bon augure pour l’avenir du vénérable bâtiment et elle permettra sûrement d’impliquer un maximum de ressources locales dans la reconversion du bâtiment.À ce sujet, je crois pertinent de relever cette déclaration lumineuse de Sr Denise La Barre, supérieure générale de la communauté : « Notre souhait, c’est que Saint-Hyacinthe, avec divers intervenants intéressés, trouve une façon de protéger et de mettre en valeur son héritage culturel (religieux, agricole, industriel, urbain) et garde mémoire de l’histoire qui fait l’originalité de la grande région maskoutaine ».C’est un souhait que je partage, comme plusieurs Maskoutains d’ailleurs.Sauf qu’en matière de protection et de mise en valeur du patrimoine, la Ville de Saint-Hyacinthe a encore tout à apprendre et à prouver. Elle a cruellement besoin de support et d’accompagnement si elle veut faire face aux énormes défis qui s’annoncent.Je le répète, on ne pourra pas tout protéger et reconvertir. Avant longtemps, il faudra que quelqu’un mette de l’ordre dans les priorités, quitte à déplaire.

M.B.

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