8 novembre 2012
La démission
Par: Christian Vanasse

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Au moment d’aller sous presse, on ne sait toujours pas si le maire Vaillancourt va suivre le chemin tracé par son collègue de Montréal et prendre la sortie la plus proche vers une pathétique retraite.

Ce serait la seule chose logique à faire dans les circonstances étant donné que, maudit soit ce siècle, nous ne pouvons le sortir de l’Hôtel de Ville à coups de pied dans le derrière et l’escorter jusqu’aux limites de la cité assis sur un rail de chemin de fer et enduit de goudron et de plumes. Nous n’aurons pas cette joie. Comme pour Tremblay, nous n’aurons à nous mettre en bouche qu’un amer « bon débarras » pour ce maire qui nous tourne le dos et se retire, défait, détruit, démissionné, la queue pendante et défaite, le regard bas et triste de la victime, le pauvre petit Caliméro : « c’est injuste, c’est vraiment trop injuste ».Ben voyons donc. Il y a vraiment juste les sans-coeurs qui pourraient le prendre en pitié. La seule chose que j’ai ressentie dans le fin fond de mon for intérieur est le kliketi-klik, son caractéristique de la boucle qui se boucle. Politiquement, le gars est né croche, il a vécu croche, il meurt croche. Kliketi-klik, la boucle est bouclée. Fin de l’histoire, on passe aux suivants, Vaillancourt pis Marcotte, enwoye donc. Mais peu importe, ces hommes ont démissionné le jour où ils ont encaissé le premier chèque, payé le premier croche et nommé le premier croche au comité exécutif… en arrivant au pouvoir, ils étaient déjà des hommes finis. Kliketi-klik, la boucle est bouclée et le prochain son qui m’arrachera vraiment un sourire est le Kliketi-KLAK des menottes se refermant sur leurs poignets, si la justice des hommes en décide ainsi.

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