23 octobre 2014
Fusillade au Parlement d’Ottawa
La députée Marie-Claude Morin évite le pire
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier
La députée de Saint-Hyacinthe, Marie-Claude Morin, n’était pas au Parlement lorsque la fusillade a éclaté dans l’édifice gouvernemental.  Photothèque | Le Courrier ©

La députée de Saint-Hyacinthe, Marie-Claude Morin, n’était pas au Parlement lorsque la fusillade a éclaté dans l’édifice gouvernemental. Photothèque | Le Courrier ©

Les mesures de sécurité seront renforcées au manège militaire de Saint-Hyacinthe, après les deux attentats perpétrés contre le gouvernement canadien.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les mesures de sécurité seront renforcées au manège militaire de Saint-Hyacinthe, après les deux attentats perpétrés contre le gouvernement canadien. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La députée fédérale Marie-Claude Morin peut remercier son léger retard de mercredi matin qui lui a évité d’être au Parlement d’Ottawa lorsque s’est déclenchée la fusillade qui aurait fait au moins deux morts.

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« J’étais un peu en retard ce matin [mercredi] pour le caucus avec mon parti. Je m’apprêtais à quitter l’édifice de la Justice pour me rendre au Parlement lorsqu’un agent de sécurité m’a demandé de rester à l’intérieur », raconte Mme Morin, qui ignorait jusqu’à ce moment qu’un attentat avait eu lieu et qui n’a pas entendu les coups de feu.

« J’ai entendu des sirènes de police de mon bureau, mais à Ottawa, on en entend souvent. Après que le garde m’ait expliqué ce qui se passait, j’ai suivi l’événement aux nouvelles. Un agent de sécurité m’a même dit qu’il n’avait jamais vécu ce genre de situation en 14 ans. »

Si la députée était absente du Parlement à ce moment, bon nombre de ses collègues néo-démocrates s’y trouvaient. Marie-Claude Morin a toutefois confirmé qu’ils étaient en sécurité grâce à des échanges de textos.

Mme Morin avoue ressentir une certaine « nervosité » devant cette attaque armée, mais affirme se sentir en sécurité malgré tout.

Alors qu’un autre attentat a été perpétré contre des militaires de Saint-Jean-sur-Richelieu au début de la semaine, la députée fédérale refuse de s’avancer sur la théorie d’un attentat terroriste ou autre pour expliquer l’attaque à Ottawa.

À Saint-Hyacinthe, le bureau de comté de Mme Morin était fermé pour la journée hier. « Je voulais que mes employés soient en sécurité. Sans vouloir être alarmiste, il y a eu une attaque sur une institution fédérale et mon bureau représente une institution fédérale, alors j’ai préféré ne pas courir le risque », explique-t-elle.

Selon les médias nationaux, un premier tireur aurait été abattu par les membres de la sécurité du Parlement et un second aurait été blessé par des tirs à l’arrière de l’édifice.

On rapporte aussi qu’un soldat aurait été tué par balle alors qu’il montait la garde au monument commémoratif de guerre situé à proximité du Parlement et que les hommes armés auraient forcé l’entrée de l’édifice avant d’ouvrir le feu.

Présence accrue au manège militaire

Face aux attentats survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa, la présence de la police militaire sera accrue aux abords du manège militaire de Saint-Hyacinthe. Il en sera de même pour le contrôle des entrées dans le bâtiment.

« Nous avons décidé de rehausser les postures de sécurité dans l’ensemble des manèges. Sans divulguer toutes nos mesures de sécurité, je peux assurer que nous ne prenons pas de chance », indique la lieutenante de vaisseau du 34e Groupe-brigade du Canada, Éliane Trahan.

Elle souligne que les soldats sont « toujours entraînés pour faire face aux situations de danger », si des attentats devaient être dirigés vers Saint-Hyacinthe ou sa milice.

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