17 mai 2012
Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe
La direction conteste les conclusions d’un rapport d’inspection
Par: Le Courrier
La direction du CSSS Richelieu-Yamaska assure avoir répondu à pratiquement la totalité des lacunes observées en 2011.

La direction du CSSS Richelieu-Yamaska assure avoir répondu à pratiquement la totalité des lacunes observées en 2011.

La direction de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe n’a pas tellement apprécié le rapport d’inspection produit l’an dernier à la suite d’une visite orchestrée au centre d’hébergement de soins de longue durée par des experts externes. En plus de contester les conclusions du rapport, elle a aussi critiqué sa publication.

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« Nous comprenons difficilement pourquoi le rapport a été rendu public au cours de l’été lors d’un dépôt sur le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux », a écrit l’ex-directeur général du CSSS Richelieu-Yamaska, Daniel Castonguay, dans une correspondance adressée à l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie et obtenue par LE COURRIER.

La direction du CSSS Richelieu-Yamaska estime que l’Agence aurait dû émettre un avis avant la publication du document afin de lui laisser l’opportunité de réagir à une version préliminaire du rapport. Mais elle aurait également dû attendre la fin de l’échéancier prévu pour la production d’un plan d’action.« Cette diffusion que nous jugeons précipitée, a eu des impacts dans nos médias locaux […] Aussi, cette couverture de presse inattendue a désorganisé nos actions de communication interne que nous désirions tenir dès la finalisation du plan d’action. »

Conclusion erronnée?

L’établissement a aussi contesté vigoureusement les conclusions du rapport d’inspection. On a exigé rien de moins que l’Agence corrige des constats jugés imprécis ou erronés, dont la conclusion du rapport.

Ce document mettait en lumière des lacunes observées lors des inspections effectuées en juin dernier. Il faisait entre autres état de contentions trop nombreuses, de plans d’interventions non signés, d’heures de repas inadéquates et parfois sans surveillance, de distribution de médicaments à la vue de tous, de rotation de personnel trop rapide et de manque d’activités les soirs et les fins de semaine. En conclusion, le document signalait également que des lacunes identifiées en 2011 avaient été relevées lors d’une première visite du même type effectuée à l’Hôtel-Dieu en 2005.« Il est inapproprié de laisser entendre dans cette conclusion que notre établissement n’a pas donné suite aux recommandations du rapport de 2005 », a écrit M. Castonguay.Curieusement, celui-ci avait pourtant reconnu partiellement cette analyse lors d’une entrevue accrodée au COURRIER en septembre dernier quand la sortie du rapport avait fait la manchette du journal. « Nous avons donné suite aux recommandations formulées en 2005. L’Agence de la santé et des services sociaux en a d’ailleurs confirmé la mise en oeuvre. Là où nous avons failli, c’est au niveau de la pérennité des mesures en place », avait expliqué l’ex-directeur général.À peine une semaine après cette déclaration, il a fait part de son mécontentement à l’Agence et réclamé qu’elle corrige les conclusions des évaluateurs extermes. La direction du CSSS Richelieu-Yamaska n’a toujours pas eu de suivi de cette correspondance jusqu’à ce jour. L’Agence a fait suivre les commentaires de la direction au ministère de la Santé et des Services sociaux en y ajoutant le plan d’action qu’a soumis le centre de santé à la suite du rapport de 2011.

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