17 août 2017
Carte blanche
La droite en marche
Par: Pierre Bornais

Le phénomène n’est pas nouveau au Québec, mais ce n’est pas encore dans nos mœurs politiques d’utiliser ce terme et ses correspondants dans notre univers politique.
Contrairement notamment à la France, où les mouvements politiques sont étiquetés de l’extrême droite à l’extrême gauche, selon leur idéologie propre. Cela ne signifie pas pour autant que ces nuances dans l’opinion publique sont absentes chez nous; notre système politique ayant été historiquement axé sur deux pôles. Mais les choses évoluent, même si ce n’est pas encore la norme de les situer dans un arc-en-ciel allant de l’extrême droite à l’extrême gauche. Généralement, nos partis politiques sont plutôt au centre, avec des tendances plus ou moins accentuées vers la droite ou vers la gauche. Dans les faits, bien peu de choses les distinguent les uns des autres. Cette réalité a pris forme récemment dans la foulée de l’arrivée de réfugiés en provenance surtout de pays soumis aux affres de la guerre et des destructions qui s’ensuivent. Mais tout est monté d’un cran depuis la vague d’immigrants irréguliers, pour la majorité des personnes originaires de Haïti, fuyant les États-Unis du président Trump. Le phénomène n’est pas nouveau, mais voilà que l’on entend de plus en plus de personnes et de groupes manifestant leur opposition ouvertement et publiquement. Quand leur motivation est basée sur une fermeture réelle à l’autre, quel qu’en soit le fondement, il y a tout lieu d’identifier cette position comme étant de droite.Et la surprise serait grande si tout un chacun réalise à quel point ce langage de fermeture et d’exclusion est courant dans nos communautés. En ce sens, on peut affirmer que la droite est en marche.
La question est de savoir quelle forme elle prendra et où elle s’arrêtera!

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