19 mars 2015
La Ferme B. Morin & fils ravagée par les flammes
Par: Maxime Prévost Durand
La Ferme B. Morin & fils ravagée par les flammes

La Ferme B. Morin & fils ravagée par les flammes

Plus de 100 000 poulettes pondeuses ont péri dans l’incendie de la Ferme avicole B. Morin & fils à Saint-Bernard. Photo Dominique St-Pierre

Plus de 100 000 poulettes pondeuses ont péri dans l’incendie de la Ferme avicole B. Morin & fils à Saint-Bernard. Photo Dominique St-Pierre

Une porcherie du rang Saint-Georges, à Saint-Liboire, a été complètement détruite par les flammes samedi. Photo Bruno Beauregard

Une porcherie du rang Saint-Georges, à Saint-Liboire, a été complètement détruite par les flammes samedi. Photo Bruno Beauregard

Plus de 100 000 poulettes pondeuses ont péri dans l’incendie qui a dévasté une partie de la Ferme avicole B. Morin & fils du rang Michaudville à Saint-Bernard-de-Michaudville vendredi dernier, en milieu de journée.

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La cause du sinistre n’était toujours pas connue en début de semaine. Compte tenu de l’ampleur des dégâts, qui s’élèveraient à plus d’un million de dollars, le travail de recherche des pompiers n’a pas permis de trouver la source du feu. L’enquête a été transférée à la Sûreté du Québec comme le veut le protocole.

Il aura fallu plus de sept heures aux sapeurs pour arriver à maîtriser les flammes. L’intervention s’est poursuivie jusque dans la nuit.

Une quarantaine de pompiers ont combattu le brasier, dont l’imposant panache de fumée était visible à plusieurs kilomètres à la ronde. En plus du Service de sécurité incendie de Saint-Jude, ceux de Saint-Denis-sur-Richelieu, Saint-Ours, Saint-Barnabé-Sud, Louis-Aimé-Massue et Saint-Hyacinthe ont été appelés en renfort.

L’incendie a affecté la moitié du bâtiment, tandis que l’autre a pu être sauvée. « À notre arrivée, la priorité a été d’éviter la propagation à l’autre bâtiment », a indiqué Francis Grégoire, directeur du Service de sécurité incendie (SSI) de Saint-Jude.

Les deux poulaillers, distincts l’un de l’autre, étaient reliés par un corridor.

« On a coupé le corridor, ce qui a permis de sauver l’autre bâtiment », poursuit-il.

Selon le directeur du SSI de Saint-Jude, le bâtiment épargné était toujours fonctionnel après l’incendie. La Ferme avicole B. Morin & fils a été fondée en 1940 par Bernard Morin, père de Luc Morin, l’actuel propriétaire.

L’entreprise familiale a fait sa propre mise en marché d’oeuf de consommation jusqu’en 1996. Elle s’est depuis jointe à Nutri-Oeuf pour cet aspect des opérations. La Ferme avicole B. Morin & fils était au moment du drame la deuxième ferme avicole en importance au Québec avec une production de plus de sept millions d’oeufs par année.

Une autre ferme en flammes

Une porcherie du rang Saint-Georges, à Saint-Liboire, a été la proie des flammes, samedi après-midi. Plusieurs porcelets n’ont pas survécu.

Le bâtiment est une perte totale tellement l’incendie a été violent. Une vingtaine de pompiers des Services de sécurité incendie de Saint-Liboire, Saint-Dominique et Saint-Simon ont combattu le brasier pendant plusieurs heures.

Selon le directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Liboire, Yves Ménard, le fils du propriétaire installait des pièges à souris dans le grenier quelques instants avant que l’incendie ne se déclare. Les planches sur lesquelles il reposait auraient cédé et il serait tombé sur une éleveuse au propane, utilisée pour chauffer le bâtiment. Le jeune homme a subi des blessures à l’épaule et a été conduit à l’hôpital.

Des réservoirs de propane ont rapidement alimenté les flammes. « L’incendie était déjà généralisé à notre arrivée », a confirmé M. Ménard.

Les sapeurs ont dû concentrer leurs efforts pour refroidir ces réservoirs de propane afin d’éviter une déflagration. Leur intervention a duré près de cinq heures au total. Une pelle mécanique a été utilisée pour éteindre les derniers foyers d’incendie.

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