15 décembre 2011
La fièvre de la danse à la Salle Châtelaine
Par: Maxime Desroches
La musique latine et pop qu'elle utilise font de la zumba une activité physique de plus en plus populaire.

La musique latine et pop qu'elle utilise font de la zumba une activité physique de plus en plus populaire.

Depuis le milieu des années 2000, la zumba, ce programme d’exercice cardiovasculaire d’origine colombienne unissant la danse latine au fitness, fait des ravages en Amérique du Nord. À Saint-Hyacinthe, cette manière unique de retrouver la forme ou de la garder tout en s’amusant commence aussi à faire des adeptes.

La Maskoutaine Annie Vermette, une passionnée de la zumba qui offre depuis le mois de septembre des cours de groupe à la Salle Châtelaine, raconte qu’il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre l’enthousiasme qui se progage autour de cette activité à l’échelle mondiale, en raison de son caractère festif.

« Il y a un côté plaisant qu’on ne retrouve pas nécessairement dans un entraînement cardio régulier, ça c’est sûr. Les chorégraphies de danse sont sur des airs musicaux latins, pop ou même de flamenco (le répertoire musical est plutôt vaste et intègre parfois même des airs country) et te font pratiquement oublier que ça demande un effort physique assez exigeant. Tout le monde le fait avec le sourire aux lèvres. En plus, chacune est libre d’y aller à son propre rythme. Chacune suit les mouvements comme elle le peut », souligne la professeure certifiée de zumba, qui s’intéressait à la danse aérobique depuis plusieurs années avant de découvrir ce nouveau programme d’exercice, il y a environ deux ans.

Une activité unisexe quoiqu’on en pense

Bien qu’elle n’ait pas encore enseigné la zumba à un homme depuis ses débuts en tant qu’enseignante, Annie Vermette soutient qu’il ne s’agit pas d’un programme d’exercice exclusivement dédié à la gente féminine.

« À Montréal, c’est moins rare de voir des hommes participer à des séances de zumba. Dans mes cours, on est toujours à la recherche du premier qui osera se risquer, plaisante-t-elle. Il y a des préjugés, mais je ne crois pas qu’ils aient raison d’être. Je considère que c’est une activité unisexe. »À l’automne, Annie estime avoir accueilli en moyenne une quarantaine de participantes par séance, dont plusieurs néophytes qui se rajoutent à chaque semaine à la suite des recommandations d’une amie. Preuve que la zumba s’adresse à un public large, l’âge de ses élèves varie de la jeune vingtaine jusqu’à la soixantaine. « Ça donne une belle diversité. On est presque comme une famille! »À compter de janvier, Annie Vermette compte passer d’une à trois heures de cours par semaine, toujours à la Salle Châtelaine. Elle pense notamment ajouter un cours à thématique « musique de discothèque », les jeudis soir. « Ainsi, tout le monde, jeunes et moins jeunes, pourra y trouver son compte », raisonne-t-elle.Pour plus de renseignements sur la zumba, contactez Annie Vermette au 450 278-5703.

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