14 avril 2016
La fin d’un cycle pour Philémon Cimon
Par: Alice De guise
Philémon Cimon sera en prestation au Zaricot le 22 avril dès 20 h. Photo Le Pigeon

Philémon Cimon sera en prestation au Zaricot le 22 avril dès 20 h. Photo Le Pigeon

Lorsqu’on regarde le chemin parcouru par Philémon Cimon, il est possible d’y déceler une trilogie. Les racines ­cubaines des trois derniers albums ­forment un tout. Avec Les femmes comme de montagnes, sorti en ­septembre, Cimon boucle la boucle, achève un premier cycle de création. L’auteur-compositeur et interprète sera de passage au café-bar Le Zaricot le 22 avril pour parler de femmes, d’amour et d’idéal.

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Tout comme Don Quichotte à la ­recherche de sa Dulcinée, Philémon ­Cimon fut, lui aussi, en quête d’un idéal, de l’amour avec un grand A. « Je crois que la société nous pousse vers cette quête de l’amour, comme si sans lui c’était ­impossible de vivre. Comme si sans lui, on était incomplet. Je crois que l’homme a tendance à se construire un idéal ­amoureux sans réellement tenir compte de l’humain qui se trouve devant lui. Ça explique bien pourquoi les gens sont souvent déçus au bout du compte. Je crois que nous devrions voir l’amour comme un simple objet et non plus comme une quête perpétuelle », explique Cimon.

Le titre de l’album Les femmes comme des montagnes est la métaphore par ­excellence pour illustrer l’aboutissement de la réflexion faite par l’artiste. Selon lui, le titre de l’album est la conclusion de ce que tout homme cherche dans la vie : l’amour.

« J’ai tenté de faire un album plus ­éloigné de moi. Écrire de l’autobiographie ne me plaisait plus. J’avais envie d’explorer un autre pan de l’écriture. La littérature est une de mes passions et je pensais m’en inspirer. Cependant, je crois que c’est lorsqu’on souhaite le plus s’éloigner de soi qu’on s’en rapproche davantage. Les femmes comme des ­montagnes est finalement mon album le plus personnel », précise-t-il.

En continuité avec Les femmes comme des montagnes, Cimon a lancé un EP ­intitulé Psychanalisez-vous avec Philémon Cimon. Avec ce EP, il a créé un projet de photo-chanson des plus ­intéressants. Cinq photographes ont conçu des projets d’arts numériques et photographiques avec les chansons se trouvant sur l’album. L’un de ceux-ci est à l’origine du vidéoclip de la chanson Sur la ville.

« L’objectif était d’encourager la diffusion de la création, quel que soit le ­médium employé. Je n’aime pas faire de long album et ces chansons étaient en surplus. J’ai donc eu l’idée d’en faire un projet distinctif et j’en suis très fier », lance-t-il.

Pour Philémon chaque spectacle est un moment précieux.

« Chaque spectacle est un moment de jouissance pour moi. J’aime faire de la musique, c’est une passion qui m’habite totalement. Chaque prestation est une expérience, on essaie de pratiquer le ­lâcher-prise. Nous avons un canevas de base, mais c’est tout. Cette façon de ­fonctionner nous demande beaucoup de concentration et d’écoute les musiciens et moi. C’est un spectacle qui n’est pas ­figé dans le temps et qui est en constant mouvement », conclut le chanteur.

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