2 août 2012
La fin pour la laiterie Parmalat à Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand

Cette fois-ci, c’est vrai. L’usine Parmalat (Béatrice) de Saint-Hyacinthe, autrefois connue sous le nom Laiterie Mont-Saint-Hilaire, cesse définitivement toutes ses activités le vendredi 3 août. Un peu plus de vingt emplois seront perdus.

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Cette fermeture attendue avait été repoussée à quelques reprises au cours des dernières années, pour des questions de gestion.

De prime abord, la décision de fermer l’usine de la rue Nelson à Saint-Hyacinthe fait suite à la centralisation des services à l’usine de Montréal. Les travaux nécessaires pour permettre d’offrir l’équipement adéquat à Montréal ont été plus longs que prévu, ce qui reportait la fermeture de l’usine maskoutaine chaque fois.Une première annonce de fermeture avait été faite en 2006, indiquant qu’il ne restait plus que deux ans de vie à l’usine de Saint-Hyacinthe. La direction l’avait cependant retardée une première fois avisant les employés qu’elle cesserait plutôt ses activités à l’automne 2011. En juin 2011, l’usine montréalaise n’était toujours pas prête à prendre le relais, on repoussait cette fois au mois d’août 2012 la fermeture de l’usine de Saint-Hyacinthe. Mais maintenant, c’est réellement la fin. « C’est certain que c’est dommage, j’aurais aimé continuer ici encore 15 autres années », a exprimé René Provençal, président du syndicat de Parmalat à Saint-Hyacinthe. Mais les choses se sont dessinées autrement, il faut tourner la page. »La fermeture ne laisse pas de goût amer envers l’entreprise, assure-t-il. « Nous sommes en très bons termes avec Parmalat. Ce n’est pas une fermeture sauvage de leur part, c’est fait dans un grand respect. »La majeure partie de la production habituellement réalisée à Saint-Hyacinthe a déjà cessé, et ce, depuis le 15 juin. Tous les employés restent toutefois dans les rangs de l’entreprise jusqu’à demain. Quelques employés en profiteront pour prendre leur retraite. Les autres tenteront de se trouver un emploi semblable dans la région.La fermeture de l’usine Parmalat marque la fin d’une longue tradition de producton laitière à Saint-Hyacinthe. La laiterie Parmalat avait acquis les actifs de la Laiterie Mont-Saint-Hilaire de Saint-Hyacinthe à la fin des années 1980.Selon nos recherches, cette dernière découlait de la fusion entre la laiterie Mont-Saint-Hilaire et la Laiterie Maskoutaine de Saint-Hyacinthe. La première avait été fondée en 1946 par Jean Lehoux et Tancrède Gaboury, tandis que la Laiterie Maskoutaine avait vu le jour en 1944 sous la gouverne de Antonin et René Lussier. La Laiterie Maskoutaine était installée sur la rue Nelson depuis 1956 et a abrité après la fusion des opérations, le siège social de la Laiterie Mont-Saint-Hilaire jusqu’à sa vente à la multinationale Parmalat.

Les produits restent

Même si l’usine de production de produits Parmalat ferme à Saint-Hyacinthe, les produits laitiers qu’ils produisent seront toujours distribués dans la région. Que ce soit le lait Lactancia ou Parmalat, le yogourt Astro ou le fromage Black Diamond, ils continueront d’être présents dans les épiceries maskoutaines.L’entreprise maskoutaine Jefo a accepté de louer un espace d’entreposage de son entrepôt situé sur la rue Jefro, à Saint-Hyacinthe. Les camions de distribution de Parmalat pourront ainsi assurer l’approvisionnement des commerces de la région.

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