2 juillet 2015
La fusion rurale, pourquoi pas?
Par: Martin Bourassa
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Ça jase dans nos campagnes. Et fort à part de ça.

Le diable est aux vaches depuis que trois municipalités rurales ont mis l’idée d’une fusion à l’ordre du jour et discutent ouvertement de regroupement.

Ce sont les municipalités de Saint-Louis, de Saint-Marcel et de Massueville. Le trio aurait bien voulu inclure Saint-Aimé dans le lot, mais cette dernière s’est braquée ben raide contre cette idée pourtant pleine de bon sens. Pas tant le regroupement comme tel que la volonté exprimée par les élus d’aller au fond des choses et de vérifier s’il y aurait un avantage quelconque (ou plusieurs) à se regrouper ensemble.

Voilà une attitude et une démarche tout à fait responsables de la part d’élus qui placent les intérêts de leur communauté respective avant leurs intérêts personnels.

Avec une étude et des chiffres en main, il sera alors possible d’approfondir les discussions et de mettre la population au parfum. Bien entendu, c’est cette dernière qui devra avoir le dernier mot et décider pour elle-même. Les élus des trois municipalités semblent tous s’entendre là-dessus. C’est bon signe.

De savoir que les élus voisins se parlent et partagent des préoccupations communes est déjà une excellente nouvelle. Une graine a été semée et les fruits pourraient bien être au-delà des attentes. Et connaissant les énormes défis qui attendent les petites municipalités rurales dévitalisées, il ne serait pas surprenant de voir ce genre de questionnement faire des petits au cours des prochaines années.

Autant prendre les devants et tenter de trouver des solutions communes au lieu de se faire imposer des regroupements contre son gré comme c’est le cas présentement avec certaines commissions scolaires par exemple.

À quand pareille étude pour les deux Sainte-Madeleine maintenant?

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