13 décembre 2012
La générosité
Par: Pierre Bornais
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La campagne de Centraide tire à sa fin et les guignolées ont sollicité la population; et il y a sans doute matière à éprouver une certaine satisfaction.

Mais, malgré la générosité populaire, force est de constater que bien des besoins ne pourront être comblés, maintenant et pour le reste de l’année. Pas surprenant alors que, bon an mal an, des dizaines d’organismes mettent en place des levées de fonds pour subvenir à leurs besoins spécifiques (organisation et recherche). C’est en partie pour contrer cette multiplication que Centraide a été mis sur pied, il y a plusieurs décennies. Le travail accompli au fil des années par l’organisme a été extraordinaire; il n’y a aucun doute là-dessus! Mais, avec le temps, des choix nécessaires ont été faits alors que de nouveaux besoins ont vu le jour. Tant et si bien que Centraide ne suffit plus à la tâche. Plusieurs aussi estiment – à tort ou à raison – qu’il y a trop de campagnes particulières; même si les besoins sont réels et présents. Comment espérer s’en sortir en tenant compte des besoins et de la liberté de chacun, pour ne pas dire de la générosité de chacun? Le problème est d’autant plus complexe que rien n’interdit à un groupe particulier de se regrouper et de solliciter des dons. Existe-t-il, au Québec ou ailleurs, des communautés où cet important défi a été relevé et comment y sont-elles arrivées? Comment pourrait-on s’en inspirer? Est-ce réaliste de poser cette question alors même que la consommation est à son plus haut niveau dans notre société ou est-ce une idée utopique? À tout le moins, il faut oser l’évoquer, comme certains l’ont fait pour conclure à la nécessité de Centraide. Sinon, la générosité temporaire ne peut être qu��une partie de la solution.

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