27 août 2020
Conférence-bénéfice de David Goudreault
La littérature comme thérapie
Par: Olivier Dénommée

Maîtrisant la langue et maniant à merveille l’humour, David Goudreault est devenu un incontournable pour les amateurs de littérature québécoise. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Prévue initialement le 28 avril, la conférence-bénéfice de l’auteur, slameur et conférencier David Goudreault au profit de la Fondation des amis de la Médiathèque maskoutaine a dû être mise sur la glace à cause de la pandémie. La patience des détenteurs de billets est enfin récompensée, eux qui auront droit à une soirée sur mesure le 8 septembre dans la salle Desjardins du Centre des arts Juliette-Lassonde.

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Comme tout le monde, David Goudreault a vu certains de ses projets compromis par la COVID-19, mais est bien heureux de pouvoir retourner sur scène. « La pandémie, ça a été le grand chamboulement dans l’agenda, mais ça m’a laissé plus de temps pour écrire. Actuellement, je vois que tout le monde fait les efforts nécessaires pour réorganiser les spectacles. La conférence-bénéfice à Saint-Hyacinthe sera une de mes toutes premières performances en live devant public depuis que tout est arrêté, alors j’ai bien hâte! »

Pour l’occasion, il promet une soirée très personnalisée où il compte interagir avec son public. « Le format conférence me permet ça. C’est important d’apprendre à connaître le public présent pour mieux répondre aux attentes des participants. C’est sûr que la soirée va tourner autour de la littérature québécoise, mais aussi de la résilience. La crise de la COVID-19 a montré que la littérature pouvait être thérapeutique », soutient l’auteur.

David Goudreault ne s’inquiète pas de passer du Cabaret André-H.-Gagnon à la salle Desjardins à cause des mesures de distanciation sociale nécessaires dans les circonstances. « C’est sûr qu’on va perdre de l’intimité, mais pour moi, tout ce que ça change, c’est que je dois mettre les bouchées doubles pour rejoindre le public », commente-t-il, loin d’être rebuté par ce défi supplémentaire. Au contraire, il sent que le public sera peut-être même encore plus réceptif après de longs mois sans spectacles. « J’espère que les gens se laisseront convaincre de venir le 8 septembre : aller voir un show est moins dangereux qu’aller à l’épicerie! », soutient-il.

Toujours populaire

La popularité des écrits de David Goudreault ne s’est pas démentie au cours des derniers mois. Celui qui a lancé Ta mort à moi l’automne dernier a non seulement eu l’honneur de constater que son dernier roman s’est hissé en troisième position des livres les plus vendus lors de la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois », mais il a aussi vu l’intégrale de sa trilogie La bête apparaître sur ce palmarès en huitième place. « Ça a été une belle surprise de voir deux de mes livres dans ce palmarès cette année, mais aussi un petit soulagement de voir que ce que j’écris intéresse encore les gens! », affirme humblement l’auteur, mentionnant qu’un autre projet de livre pourrait voir le jour dès 2021.

C’est donc une chance unique d’aller voir cet artiste aussi humain que pertinent le 8 septembre, pour la cause de la Médiathèque maskoutaine de surcroît. Les billets du 28 avril demeurent valides, mais on invite les détenteurs de ces billets à se présenter à la billetterie du Centre des arts Juliette-Lassonde pour les échanger contre une place dans la salle Desjardins. Ceux qui n’ont pas encore de billets peuvent se les procurer à la billetterie du Centre des arts ou en ligne (www.centredesarts.ca). La conférence-bénéfice est prévue à 19 h 30.

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