6 décembre 2012
La lumière au bout du tunnel
Par: Martin Bourassa
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Adopté à l’unanimité. C’est ainsi qu’a été adoptée la fameuse résolution réclamant du CN la construction d’un tunnel à quatre voies dans le prolongement du boulevard Casavant à Saint-Hyacinthe.

Qui l’eut cru il y a un an de ça? Même le conseiller Bernard Barré a fini par se rallier à l’idée, lui qui affirmait être en faveur du tunnel, mais qui en tant que conseiller a prétendu jusqu’à la toute fin que ses électeurs de La Providence n’avaient que faire d’un coûteux tunnel qui allait faire bondir leur compte de taxes. « Dans mon quartier, jamais personne ne me parle d’un tunnel », a-t-il dit plus d’une fois. Imaginez alors sa surprise quand ont été présentés les résultats du sondage Léger Marketing indiquant qu’une majorité de répondants du district de M. Barré privilégiait l’option d’un tunnel. De toute évidence, il devra élargir le cercle de son comité de citoyens, ou encore modifier ses petites habitudes.Mais à la décharge de mon ami Bernard, je dois dire que même moi, je n’aurais pas misé sur un sondage favorable au tunnel dans ce district, ni même dans l’ensemble de la Ville. À l’image des conseillers et de la direction générale, je ne l’ai pas vu venir.Cela dit, il s’agit d’une heureuse conclusion à un long débat. La Ville a fait ses devoirs cette fois. Cette décision est appuyée sur une démarche exemplaire.On ne peut pas en dire autant de la démarche qui avait conduit le conseil précédent à retenir l’option du passage à niveau. En revanche, il faut avouer que le CN n’aura jamais été un précieux allié dans ce dossier. C’est presque honteux.Si on peut maintenant regarder vers l’avant, il ne faut pas croire que tout est réglé pour autant. Les élus et la direction générale doivent maintenant trouver des façons imaginatives d’intégrer cette dépense à l’intérieur du budget, autrement qu’en alourdissant le fardeau des contribuables. Il faudra aussi trouver une façon de communiquer avec le CN. À défaut d’avoir un droit de regard sur les travaux, l’échéancier, les plans et devis et le choix des entrepreneurs, on a au moins le droit d’être informé étant donné que c’est nous qui payons la facture. Une facture qui soit dit en passant pourrait varier à la baisse ou à la hausse par rapport à l’estimation de 28,7 M$. Il est permis d’espérer que ce sera à la baisse, ce qui pourrait dans une certaine mesure compenser l’absence de subventions.Au cours des prochains jours, c’est le dossier des arénas qui occupera toute la place.On sait maintenant que la Ville se prépare à céder la gestion de trois glaces sur quatre à l’entreprise privée. La décision sera prise en janvier, mais on sent nettement l’enthousiasme, voire la précipitation du conseil. Il n’est peut-être pas exagéré de tracer un parallèle entre le dossier des arénas et celui du boulevard Casavant.J’ose espérer, mais je n’en suis pas convaincu, que la Ville a mieux fait ses devoirs qu’au moment de pencher en faveur du passage à niveau. Se pourrait-il qu’elle classe le dossier des arénas en janvier, mais qu’on constate après coup qu’une décision basée uniquement sur l’aspect financier ne soit pas la plus avantageuse pour la collectivité? Il y a matière à sondage…

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