19 mai 2011
Bilboquet Microbrasserie
La maladie de l’entrepreneur, la passion du brasseur
Par: Le Courrier
François et Benoit Grisé

François et Benoit Grisé

Il se dit épicurien dans l’âme et c’est ce qui a guidé son choix de carrière. Un jour, François Grisé a eu l’opportunité de brasser de la bière et il a décidé de relever le défi. Cette expérience s’est même transformée en passion.

Publicité
Activer le son

Pionnier dans son domaine, il a obtenu un permis de brasseur artisan en 1993 et joint peu après les rangs de l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) qui a célébré ses 20 ans d’existence en 2010.

Propriétaire du bar le Bilboquet depuis 1996, lieu où ses premières bières artisanales ont été concoctées, François Grisé raconte avoir calmé sa « maladie de l’entrepreneur » en élaborant un projet d’expansion. En 2007, il a acquis un permis industriel et l’année suivante, avec son frère Benoît, il créait une nouvelle entité appelée Bilboquet Microbrasserie. Cinq bières embouteillées ont vu le jour grâce au savoir-faire des maîtres brasseurs qui se sont succédé au fil des ans. Ce sont : l’Affriolante, une ale miel et épice vendue à la SAQ; l’Archange, une blanche de type allemand; la Cornwallis, de type India pale ale; la Corriveau, une oat stout noire à l’avoine et enfin, la MacKroken, une Scotch ale au miel. « Il y en a trois autres qui sont embouteillées, mais elles sont produites sur une base saisonnière, notamment celle aux fraises l’été et une autre au café, à l’automne », indique M. Grisé.Puis, une série de bières en fût, les Métayer (blonde, brune et rousse), Sainte-Barbe ainsi que Dame du Lac, font le délice des amateurs et clients du Bilboquet. En fait, ceux-ci consomment 20 % du volume de la production annuelle, soit 700 hectolitres en 2010, et Bilboquet Microbrasserie espère atteindre les 1 000 hectolitres en 2011.De nouveaux clients de l’Ouest canadien et du sud des États-Unis forcent le brasseur à accélérer la cadence, ce dont il se réjouit par ailleurs. La bière vedette de la microbrasserie est la MacKroken. En 2010, une version vieillie en fût de chêne a remporté le bronze au Canadian Brewing Award, dans la catégorie Special honey/maple lager or ale.

Un laboratoire sur place

Depuis l’obtention du permis industriel, l’entreprise a investi 500 000 $ en aménagement locatif, installation et achat d’équipements.

« Ce qui est pratique ici, c’est que le Bilboquet est en quelque sorte notre laboratoire. Nos études de marché se font auprès de notre clientèle qui goûte et, d’une certaine manière, teste les nouvelles recettes », mentionne l’homme d’affaires. Il y avait moins de dix microbrasseries à la fin des années 1980 au Québec, mais elles sont maintenant une quarantaine à se partager une clientèle à la recherche de produits de niche.Elles détiennent près de 7 % du marché de la bière au Québec actuellement et l’AMBQ s’est fixé comme objectif d’atteindre 12 % d’ici 2017. « L’engouement pour nos produits est là, avoue François Grisé qui vient tout juste d’embaucher une personne de plus dans son équipe de quatre employés. L’an prochain, nous allons automatiser l’embouteillage alors, en principe, nous aurons besoin d’un ou deux employés de plus. »Comme tout bon brasseur qui se respecte, François Grisé ne dévoilera pas les ingrédients de ses recettes, mais pour ce qui est de ceux qui font son succès, il n’hésite pas à parler de constance, de persévérance et de « la passion mise dans chacune des bouteilles » produites par l’entreprise maskoutaine. @TAB SOUS-TITRE:Fiche signalétique@TAB TEXTE:Nom de l’entreprise : Bilboquet Microbrasserie inc.Dirigeants : Benoît et François GriséAnnée de fondation : 2008Municipalité : Saint-HyacintheSecteur d’activité : biotechnologie et agroalimentaireMarché : Québec, Amérique du NordSite Internet : www.lebilboquet.qc.ca

image