17 octobre 2019
Carte blanche
La manière
Par: Christian Vanasse
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Que ce soit changer une ampoule électrique, faire des crêpes ou un feu d’artifice, la réussite ou l’échec d’un projet tiendra à la façon dont vos décisions seront prises. Internet regorge de projets relativement simples devenus un aller simple pour l’hôpital parce qu’on est monté sur une pile de boîtes, qu’on avait le malaxeur trop proche des cheveux ou manipulé des matières dangereuses en cabochon. Bon, ce sont de petits projets avec peu de conséquences (pour le pétard, c’est moins sûr), mais pour des projets d’immeubles, de routes et d’infrastructures, les conséquences peuvent être énormes.

Alors mettons, un exemple au hasard : Saint-Hyacinthe. Mettons qu’on parle d’urbanisme… pis du projet Sélection et plus largement de la revitalisation du centre-ville. On a ici un beau projet, en apparence relativement simple… alors pourquoi échouera-t-il?

Ni pessimiste ni trouble-fête, je suis seulement pragmatique à cause… des décisions et la façon dont elles sont prises. Quand les élus et les promoteurs se mettent à penser et à décider à la place de la population sans lui demander son avis, ça ne sent pas le succès. Tenue à l’écart et avec l’impression que tout est joué, une partie de la population se braquera alors que l’autre se désintéressera d’un projet auquel elle aurait autrement donné son appui.

Pour un projet aussi important et structurant, il faut impliquer la population dès le départ, qu’elle identifie ses besoins, ses priorités, ses solutions et participe aux prises de décisions. Il n’est pas trop tard, mais comme disait Gandhi (adepte de la désobéissance civile) : « Tout ce que vous faites pour moi mais sans moi, vous le faites contre moi ». Comme c’est là, les promoteurs donnent l’impression d’être en équilibre sur des boîtes empilées en manipulant des matières dangereuses.

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