19 novembre 2015
La misère des cadres
Par: Martin Bourassa
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Un autre cadre de la Ville de Saint-Hyacinthe vient de quitter le navire. Yvan Gatien, ­directeur de l’important ­service d’urbanisme, vient de remettre sa démission pour accepter un poste similaire du côté de Beloeil.

Officiellement, on motive ce départ par un choix personnel et familial lié à une charge de travail un peu trop prenante à son goût. Officieusement, on croit comprendre qu’il trouvait aussi la pression un peu « lourde » venant d’en haut.

C’est un départ pourtant significatif dans la mesure où Yvan Gatien était un cadre compétent et apprécié, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur de son service. Ce qui n’est pas peu dire. En tout cas, tous nos cadres ne peuvent pas en dire autant.

Mais après moins de cinq ans passés aux commandes de l’urbanisme, il en a eu assez.

Assez de qui ou de quoi? Il faudrait se ­poser la question et peut-être la poser aux autres directeurs qui l’ont précédé à ce poste. Il y en a eu d’autres. Et au moins un bon. Les dossiers chauds des derniers mois à l’urbanisme ont-ils eu raison de M. Gatien?

Était-il d’accord avec le traitement que l’on a réservé au dossier de Veolia, de la E.T. Corset et de KC Diesel pour ne nommer que ceux-là? Était-il parfaitement à l’aise et confortable dans le rôle qu’on lui aurait fait jouer, voire imposé? Son départ vers Beloeil où l’urbanisme ressemble là aussi à un jeu de chaises musicales soulève bien des questions dans la mesure où il n’a pas amélioré son sort.

Sinon pour changer d’air et d’environnement. Ça vaut de l’argent comme ont dit.

Quand on regarde les départs récents au niveau de l’urbanisme, du génie et des ­communications entre autres, il est permis de se demander s’il faut attribuer cela ­uniquement à la malchance, à une simple roue qui tourne ou bien si ce ne serait pas plutôt la conséquence d’une gestion ­malsaine de l’intérieur. Un control freak qui use prématurément des gens de talent qui n’ont aucune marge de manoeuvre.Si l’encadrement est irréprochable, alors on a un autre problème. Celui du ­recrutement. Les comités de sélection ­auraient donc de bien piètres résultats à l’embauche. Saint-Hyacinthe étant très ­généreuse au niveau du traitement, il n’y a aucune raison pour qu’on ne soit pas en mesure de garder nos perles rares plus longtemps.

Si l’encadrement est irréprochable, alors on a un autre problème. Celui du ­recrutement. Les comités de sélection ­auraient donc de bien piètres résultats à l’embauche. Saint-Hyacinthe étant très ­généreuse au niveau du traitement, il n’y a aucune raison pour qu’on ne soit pas en mesure de garder nos perles rares plus longtemps.

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