20 juin 2013
La misère des riches
Par: Martin Bourassa

À écouter Mgr Lapierre et le trésorier du Séminaire, les finances du Diocèse et des bonnes oeuvres de Saint-Hyacinthe sont précaires.

Ils répètent souvent qu’il ne faut surtout pas se laisser distraire ou impressionner par l’actif, qu’il faut regarder plus loin et ne pas perdre de vue les charges et obligations importantes qui incombent aux différentes corporations religieuses.Je veux bien être ouvert d’esprit et sympathique à leur cause, mais j’ai beaucoup de mal à prendre en pitié nos corporations religieuses. Pourquoi?Laissons parler les chiffres un peu, même s’ils ne disent pas tout.La Corporation épiscopale de Saint-Hyacinthe, responsable des opérations quotidiennes, affichait un actif de 8,5 M$, dont des placements de 4,2 M$ en 2012 comparativement à un actif 5,8 M $ de et des placements de 4,2 M$ en 2002.La Fondation du diocèse de Saint-Hyacinthe présentait pour sa part un actif de 12,9 M$ et des placements à long terme de 12,7 M$ en 2011, comparativement à un actif de 8,3 M$ et des placements de 8 M$ en 2001.L’Oeuvre Antoine-Girouard n’était pas en reste avec un actif de 33 M$ et des placements à long terme de 27 M$ en 2011, comparativement à un actif de 29 M$ et des placements de 23 M$ en 2001.Autant en ce qui concerne les actifs que les placements, toutes ces corporations sans exception ont réussi à accroître leur actif et le niveau de leurs placements respectifs au cours des 10 dernières années. Le tout en remplissant leurs nombreuses et coûteuses obligations. Il s’agit d’un exploit remarquable si l’on considère le ralentissement économique et les déboires de la bourse au cours de cette période.Je ne sais pas en ce qui vous concerne, chers amis lecteurs, mais quand je regarde la valeur de mon portefeuille personnel et de mes REER sur une période de 10 ans, j’aimerais bien pouvoir en dire autant. Vous comprendrez donc mon grand malaise à l’idée de devoir prendre en pitié nos riches corporations religieuses.

M.B.

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