5 décembre 2019
Portrait du dynamisme entrepreneurial en Montérégie
La MRC des Maskoutains en recul
Par: Jean-Luc Lorry

La culture entrepreneuriale dans la région connaît des hauts et des bas selon le Portrait du dynamisme entrepreneurial de la MRC des Maskoutains, un rapport de 67 pages qui analyse plusieurs indicateurs, comme les taux d’intentions et de démarches de ceux qui souhaitent se lancer en affaires.

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Dans le but de connaître le dynamisme entrepreneurial de leurs territoires respectifs, les 15 municipalités régionales de comté (MRC) de la Montérégie ont mandaté la firme de sondage Léger pour réaliser une enquête auprès des résidents de chaque MRC.

Dans la région, cette étude a été réalisée au moyen d’un sondage téléphonique effectué du 13 décembre 2018 au 11 février 2019 auprès d’un échantillon de 411 résidents de la MRC des Maskoutains.

Ce projet est une initiative de Montérégie Économique, un regroupement régional composé des organismes de développement économique qui dépendent des différentes MRC de la Montérégie et de l’Agglomération de Longueuil.

« Il s’agit de la première fois au Québec qu’une région réalise simultanément le portrait du dynamisme entrepreneurial et celui de chaque MRC constituant sa région », a souligné Joanne Brunet, présidente du conseil d’administration de Montérégie Économique et directrice générale de Développement Vaudreuil-Soulanges.

Pour financer cette enquête, Montérégie Économique a pu compter sur la contribution de Desjardins, de Québec et de la MRC des Maskoutains.

« Dans le cadre de son projet de communauté entrepreneuriale Maskoutinc, la MRC est heureuse d’avoir initié cette démarche indicielle qui sera utile à l’ensemble de la Montérégie », a indiqué Francine Morin, préfet de la MRC des Maskoutains.

« Nous croyons fermement que les entreprises et les entrepreneurs dynamisent les milieux et les font croître. Pour cette raison, nous avons été heureux d’aider Montérégie Économique à réaliser cette vaste enquête », a mentionné Serge Bossé, directeur général de la Caisse Desjardins de la Région de Saint-Hyacinthe.

Présentation des résultats

Les résultats de cette enquête ont été présentés cet automne au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe par Christian Bourque, vice-président exécutif et associé de la firme Léger.

La principale motivation à vouloir être à son compte est le désir d’accomplissement personnel, de réaliser un rêve ou de concrétiser une passion.

Le sondage révèle que 13,7 % des personnes interrogées, autant à l’échelle de la MRC des Maskoutains que de la Montérégie, ont l’intention de créer une entreprise comparativement à 19,5 % pour l’ensemble du Québec.

Au niveau du taux de démarches entreprises pour partir à son compte, il est de 5,1 % à l’échelle de la MRC des Maskoutains, de 6,7 % pour l’ensemble de la Montérégie et de 9 % au niveau de la province.

« Les deux premiers indicateurs [intention et démarchage] du dynamisme entrepreneurial de la MRC des Maskoutains laissent présager un affaiblissement de l’entrepreneuriat au cours des prochaines années puisqu’ils se situent en deçà du niveau provincial », peut-on lire en conclusion du Portrait du dynamisme entrepreneurial de la MRC des Maskoutains.

Par contre, le nombre d’entrepreneurs sur le territoire est encourageant. Actuellement, 8,4 % de la population de la MRC des Maskoutains possède une entreprise comparativement à 8,8 % pour l’ensemble de la Montérégie et de 6,3 % pour le Québec.

« Notons également que plusieurs entrepreneurs de la MRC des Maskoutains envisagent d’investir des sommes importantes et d’embaucher de nouveaux employés, ce qui constitue une bonne nouvelle pour la région », indique le rapport dont l’intégralité des résultats est disponible en ligne sur le site de la MRC des Maskoutains et sur maskoutinc.ca.

À l’échelle de la Montérégie, les principaux obstacles qui freinent les personnes souhaitant se lancer en affaires sont le manque d’argent ou de financement (56,6 %) suivi du manque de temps (56,1 %). Ceux qui sont déterminés à créer leur entreprise se donnent en général entre 1 et 3 ans pour démarrer leur entreprise.

Les entrepreneurs qui ont dû mettre la clé sous la porte le font principalement en raison de difficultés financières (19,7 %), de motifs personnels (16,9 %) et de départ à la retraite (14,6 %).

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