16 septembre 2021
Service régional d’inspection et d’accompagnement
La MRC passe à l’action pour préserver ses bandes riveraines
Par: Olivier Dénommée

La préfet de la MRC des Maskoutains, Francine Morin, est entourée de Félix-Antoine D’Autray Tarte, conseiller, et de Jean-Philippe Denoncourt, inspecteur. Ils posent près d’une bande riveraine bien garnie à la ferme Rojoie, à Saint-Barnabé-Sud. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Déjà annoncé au début du printemps par la MRC, le nouveau Service régional d’accompagnement et d’inspection des bandes riveraines a officiellement été présenté récemment. Deux employés sont à l’œuvre et un dépliant a été dévoilé pour aider les agriculteurs à respecter la réglementation en vigueur.
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« Cette décision de mettre sur pied un Service régional d’accompagnement et d’inspection des bandes riveraines, c’est collectivement que nous l’avons prise », souligne Alain Jobin, maire de Saint- Barnabé-Sud. Rappelons que 15 des 17 municipalités de la MRC des Maskoutains (Saint-Pie et Sainte-Madeleine font cavalier seul) ont adhéré à ce service. « Les temps changent, les méthodes culturales aussi. L’environnement devient une préoccupation constante pour de plus en plus de gens et nous devons, collectivement, trouver de nouvelles façons de faire […]. La tâche est colossale et à notre niveau, à notre échelle, nous nous attaquons tout de même à un gros morceau, celui du respect de la bande riveraine », a commenté Francine Morin, préfet de la MRC.

Pour y arriver, la MRC a fait appel aux services de Jean-Philippe Denoncourt, inspecteur, et de Félix-Antoine D’Autray Tarte, conseiller, qui se rendront à la rencontre des agriculteurs de la MRC pour les aider à respecter et à aménager leurs bandes riveraines. « Je peux me déplacer à la demande de l’agriculteur pour l’informer sur les bonnes pratiques en matière de bande riveraine. Je peux aussi lui conseiller des choix d’aménagement et d’essences. Je suis aussi disponible pour l’informer sur la réglementation, que ce soit par téléphone ou courriel », soutient Félix-Antoine D’Autray Tarte. Un dépliant donnant de l’information sur l’importance des bandes riveraines et sur les façons de procéder pour les aménager sera aussi remis sur demande aux agriculteurs.

2000 km à inspecter

De son côté, Jean-Phillipe Denoncourt, inspecteur des rives, se charge de vérifier le respect de la bande riveraine des 2000 km de cours d’eau à travers la MRC. L’approche de la MRC ne se veut pas punitive, du moins pas à court terme. « Si je vois que la bande riveraine n’est pas réglementaire, je remets un avis de non-conformité et je reviens l’année suivante pour voir s’il y a eu un changement. C’est là qu’il pourrait y avoir un constat d’infraction ou une amende possible », explique M. Denoncourt, en poste depuis mars.

L’inspecteur s’assurera de visiter les rives de partout dans la MRC chaque semaine, mais vu l’étendue de sa mission, cela peut prendre de 4 à 5 ans pour un employé seul pour compléter sa tournée. Un drone sera aussi utilisé pour l’aider à effectuer son travail plus rapidement. La MRC ne semble pas nier la pertinence d’éventuellement ajouter un second inspecteur à l’équipe pour accélérer le travail.

Rojoie pionnière

La conférence de presse pour présenter le service ne s’est pas tenue à la ferme Rojoie, à Saint-Barnabé-Sud, par hasard : la famille Leblanc, propriétaire des lieux, a été parmi les premiers dans le secteur à se doter de haies brise-vent dans sa bande riveraine. S’il était considéré comme un « hurluberlu » en 1985, Roger Leblanc et son entreprise familiale sont aujourd’hui considérés comme des modèles pour leur respect de la bande riveraine.

Pour plus d’information à propos du service ou pour vous procurer un dépliant, appelez au 450 774-3159 ou écrivez à sectechniques@mrcmaskoutains.qc.ca.

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