26 septembre 2013
La « non-rentrée » au Collège Antoine-Girouard (2)
Par: Le Courrier
Les divers logos utilisés au cours des ans.

Les divers logos utilisés au cours des ans.

1968 à 1992 : l’École du Séminaire de Saint-Hyacinthe

Dans l’article précédent, nous avons vu la période du cours classique. Au cours de cette période, il y eut deux fondations d’externats classiques, en deux villes différentes.

La première eut lieu le 20 janvier 1949. Monseigneur Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, fonda un externat classique à Granby sous le nom de Collège Mgr-Prince, et en confia la direction au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Le collège ouvrit ses portes en septembre 1949. En 1953, sous la pression d’anciens élèves, les frères maristes reviennent à Granby pour prendre en charge les écoles primaires Saint-Benoît et Notre-Dame-de-Fatima et l’externat Mgr-Prince. Relevant directement du Séminaire de Saint-Hyacinthe, l’externat permettait aux garçons de Granby de suivre les quatre premières classes du cours classique, éléments latins, syntaxe, méthode et versification. Au printemps de 1956, par décision de monseigneur Arthur Douville, le Collège Mgr-Prince cessait d’exister comme institution indépendante et la Commission scolaire de Granby était invitée à entreprendre les démarches pour obtenir la permission de dispenser à ses frais l’enseignement secondaire classique. Cette permission lui fut accordée par un arrêté ministériel à la fin d’août 1956. La nouvelle section classique, ainsi réorganisée, reste attachée jusqu’en 1968, à la Faculté des Arts de l’Université de Montréal par l’intermédiaire du Séminaire de Saint-Hyacinthe. Ce collège a enregistré le nombre de 1 737 élèves dans la section classique. La deuxième fondation eut lieu le 30 décembre 1951. Monseigneur Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, fonda un externat classique à Sorel sous le nom de Collège Mgr-Maxime-Decelles et en confia la direction au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Le collège ouvrit ses portes en septembre 1952. Au printemps de 1956, par décision de monseigneur Arthur Douville, le Collège Mgr-Maxime-Decelles cessait d’exister comme institution indépendante et la Commission scolaire de Sorel était invitée à entreprendre les démarches pour obtenir la permission de dispenser à ses frais l’enseignement secondaire classique. Cette permission ne lui fut accordée par arrêté ministériel qu’en 1957. La nouvelle section classique, ainsi réorganisée depuis septembre 1957, reste attachée, jusqu’en 1968, à la Faculté des Arts de l’Université de Montréal par l’intermédiaire du Séminaire de Saint-Hyacinthe. Ce collège a enregistré le nombre de 1 574 élèves dans la section classique.

1968 à 1992 : l’École du Séminaire de Saint-Hyacinthe

L’année 1968 marque la fondation du Collège d’Enseignement général professionnel de Saint-Hyacinthe. Après trois années de location d’une partie du Séminaire, le cégep quitte la maison, au cours de l’été 1971, pour s’installer dans l’édifice du grand séminaire devenu vacant.

En 1969, conformément à la nouvelle loi régissant l’enseignement privé (Bill 56), le Séminaire est reconnu par le ministère de l’Éducation de la province comme institution d’enseignement secondaire « d’intérêt public ». Ensemble, parents, professeurs et autorités du Séminaire précisent l’identité du Séminaire, en définissent ses objectifs (1974); son rôle en éducation chrétienne (1975) et dotent le Séminaire d’un Projet éducatif (1974). Le 23 janvier 1978, par mode de règlement légal, la Corporation du Séminaire reconnaissait l’existence d’un nouvel organisme de direction de l’École du Séminaire appelé Conseil scolaire. Cet organisme s’est vu confier la gestion de l’École du Séminaire de Saint-Hyacinthe sur le plan de la pédagogie, de la vie étudiante, de la pastorale et du service des finances. La deuxième décennie des années 1980 se veut une période de recherche, d’essai, de redéfinition. Parmi les solutions mises de l’avant, l’école va devenir mixte à partir de l’année 1991. À la séance d’examens d’admission, 162 jeunes, dont 27 filles, se présentent. C’est au cours de l’année 1991 que le projet de relève institutionnelle est instauré. Au cours de cette période, 16 365 élèves ont fréquenté cette école, le plus haut indice de fréquentation est inscrit pour l’année 1976 avec un nombre de 884 élèves et le plus bas est en date de 1990 avec 445 élèves.

1992 à 2013 : Le Collège Antoine-Girouard

Le 30 juin 1992 a lieu la passation des pouvoirs, l’arrivée d’un nouveau directeur général, à l’automne 1992, marque un nouveau départ.

L’année 1994-1995 s’amorce par une amélioration pédagogique. De nouvelles concentrations sont offertes. La concentration internationale cible des enrichissements précis. La concentration hockey vise une condition physique et un entraînement sportif pour développer les comportements individuels et collectifs. En août 2002, le Profil études est reconnu par le MEQ. En 2003-2004, les trois profils pédagogiques : le profil sport hockey, le profil langues [anglais et espagnol] et un profil + formation qui favorise des participations intensives à des sports. En 2008-2009, le projet éducatif se modernise afin de correspondre aux besoins de la société. Dorénavant, l’accent sera mis sur un seul programme d’études, avec options sportives, en plus d’une attention particulière à la culture scientifique. Au cours de cette période, 14 695 élèves ont fréquenté le Collège Antoine-Girouard, le plus haut indice de fréquentation est inscrit pour l’année 2005 avec un nombre de 794 élèves et le plus bas est en date de 1993 avec 545 élèves. De sa fondation en 1811 à sa fermeture en 2013, cette maison d’enseignement a accueilli 84 496 élèves.

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