16 juin 2016
Affaire Jonathan-Yan Perreault
La pharmacie Uniprix d’Acton Vale prend ses distances
Par: Alain Bérubé

Alors que Jonathan-Yan Perreault, actionnaire d’une quarantaine de pharmacies Uniprix et Proxim, pourrait être radié de l’Ordre des pharmaciens, ses deux autres associés dans la pharmacie Uniprix d’Acton Vale tiennent à rassurer leur clientèle quant à la qualité de leurs services.

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L’Ordre des pharmaciens reproche notamment à M. Perreault l’usage immodéré de substances psychotropes et de fraude pour l’obtention de son permis de pratique. Le pharmacien aurait notamment vendu des médicaments sans ordonnance, inscrit de fausses informations aux dossiers de patients et aurait conservé des médicaments périmés destinés à la vente.

M. Perreault, qui est devenu actionnaire de la succursale valoise en 2009, détient 50 % des parts. Les deux autres actionnaires, Nathalie Jean et Philippe Côté, affirment n’avoir aucun contact avec lui. « Ça fait des mois que M. Perreault ne nous donne pas de nouvelles. Nous continuons à opérer normalement la pharmacie sans lui et tout se déroule très bien », assure Mme Jean.

« Nous avons une très belle relation avec nos clients et c’est en bonne partie grâce au professionnalisme et à la grande compétence de nos employés. La santé et la sécurité des gens ont toujours été au cœur de nos préoccupations », renchérit M. Côté.

Tous deux avouent avoir été secoués par la liste des allégations qui pèsent sur Jonathan-Yan Perreault. « Ce fut une surprise totale pour nous. Mais heureusement, la direction d’Uniprix nous supporte à 100 %. Une cellule de crise a été rapidement créée afin de soutenir les pharmacies touchées. Nous avons bien hâte que cette histoire se termine et que l’Ordre des pharmaciens rende sa décision », mentionne Mme Jean.

Des chèques « douteux »

Selon l’enquête du syndic de l’Ordre des pharmaciens, M. Perreault aurait acheminé plusieurs chèques de 500 $ au centre de traitement en dépendances Toxi-Co-Gîtes, à Upton. Ils auraient eu comme but de convaincre ce centre, de même que le Domaine Orford à Sherbrooke, de continuer à faire affaire avec l’Uniprix d’Acton Vale.

Le directeur de ces deux établissements, Robin Fortier, a confirmé à Radio-Canada qu’il a bien reçu ces chèques, mais qu’il croyait à un simple appui financier. Selon lui, les clients de Toxi-Co-Gîtes et du Domaine Orford n’étaient pas obligés de s’approvisionner à la pharmacie valoise. « Nous n’avons rien à nous reprocher », a mentionné M. Fortier.

M. Côté et Mme Jean souhaitent également réserver leurs réactions pour plus tard.

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