12 novembre 2020
Éliane Bourgeois
La première « Made in Saint-Hyacinthe »
Par: Maxime Prévost Durand

En plus d’être une pionnière pour le Drakkar, Éliane Bourgeois deviendra la première joueuse « Made in Saint-Hyacinthe » à atteindre les rangs collégiaux, souligne avec fierté Isabelle Beaulieu.

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De ses premiers pas au mini basket à l’école aux Quatre-Vents jusqu’à ses cinq années avec le club de la polyvalente Hyacinthe-Delorme et ses saisons jouées avec les V-Kings de Saint-Hyacinthe dans le réseau civil, l’athlète de Saint-Bernard-de-Michaudville a connu passablement de succès sur cette longue route.

« On a eu de bons entraîneurs qui nous ont poussées et qui nous ont bien développées [moi et mes coéquipières] », souligne l’adolescente de 16 ans avec une pointe de reconnaissance dans la voix.

Au fil de ces années, Éliane a toujours été parmi les meilleurs espoirs de la région. Elle a notamment remporté la médaille de bronze aux Jeux du Québec avec Richelieu-Yamaska alors qu’elle était en secondaire 2, puis elle a été invitée à deux reprises par le centre régional d’identification, pour les athlètes élites, en plus d’être l’une des dernières joueuses retranchées en vue de la formation de l’équipe du Québec il y a deux ans.

Se décrivant comme une joueuse rapide, combative et avec une bonne vision du jeu, Éliane voit au-delà du basketball en mettant également beaucoup d’efforts dans son conditionnement physique.

« Depuis que je sais ce que c’est de jouer collégial, ça a toujours été un objectif pour moi », mentionne la jeune joueuse qui réalisera bientôt son rêve.

Même si aucune joueuse de la région n’avait fait tout ce chemin jusqu’ici – du mini basket au niveau collégial en passant par le Drakkar et les V-Kings -, Éliane a toujours cru en ses chances d’atteindre cet objectif. Les succès remportés par ses équipes face aux meilleurs programmes de Montréal et de Québec, notamment, lui ont permis de croire qu’il était possible d’y arriver.

À deux reprises, au cours des dernières années, elle a participé à des camps d’entraînement estivaux organisés par les entraîneurs des Diablos. Chaque fois, elle l’a vu comme une chance de se prouver. La tactique a porté ses fruits puisque, le moment venu, ils ont montré leur intérêt à son égard.

« Quand j’ai fait la rencontre [avec les gens des Diablos], j’ai tout de suite eu envie de jouer pour eux. J’ai vraiment aimé la vibe, je ne me voyais pas jouer ailleurs », soutient celle qui tentera de faire son entrée en techniques policières, dans la région trifluvienne, à la fin de son secondaire.

Pour Éliane, cette sélection a une grande valeur à ses yeux. « Ça fait du bien de voir que les efforts que j’ai mis depuis quelques années mènent à quelque chose comme ça », s’exclame-t-elle avec un sourire que l’on sait reconnaître, même sous son masque.

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