25 février 2021
Effets de la pandémie sur la saison
La ringuette et le patinage de vitesse refusent d’abdiquer
Par: Maxime Prévost Durand

Même si la pandémie continue de bousculer leurs activités, les clubs de ringuette et de patinage de vitesse de Saint-Hyacinthe refusent de tirer un trait définitif sur leur saison, tandis que celui de patinage artistique devait se réunir hier soir, mercredi, pour en discuter.

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Du côté de la ringuette et du patinage de vitesse, les deux organisations ont confirmé qu’elles gardent le cap en vue de ramener leurs membres sur la glace dès qu’il y aura des assouplissements aux mesures sanitaires.

« On est conscient qu’on ne jouera probablement pas de matchs », mentionne d’entrée de jeu Sébastien Duff, président de Ringuette Saint-Hyacinthe. Mais le plus important, poursuit-il, est de permettre aux jeunes filles de retrouver leur sport. « Actuellement, il y a plusieurs petites filles qui espèrent juste pouvoir patiner et voir leurs amies. […] Si à la fin mars on nous dit qu’on peut reprendre les activités, pourquoi se priverait-on de trois ou quatre semaines de glace? »

Le Club de patinage de vitesse de Saint-Hyacinthe (CPVSH) abonde dans le même sens. « Nous gardons espoir de pouvoir reprendre nos entraînements avant la fin de la saison prévue le 9 avril, bien que toutes les compétitions soient annulées », soutient la vice-présidente de l’organisation, Élisabeth Lipton.

Depuis le passage de la région en zone rouge, les athlètes du CPVSH de niveau interrégional, provincial et élite ont pu continuer à s’entraîner de façon virtuelle grâce à des séances en ligne proposées chaque semaine. « On veut les encourager à rester actifs », affirme Mme Lipton.

Le Club de patinage artistique (CPA) de Saint-Hyacinthe a une approche similaire à celle de son homologue en patinage de vitesse. Pour combler l’absence d’entraînement sur glace, des séances virtuelles sont proposées à ses membres une fois par semaine depuis le 12 janvier.

« Nous n’avons pas encore pris notre décision quant à la suite des choses, nous a-t-on répondu au CPA Saitn-Hyacinthe. Nous avons une réunion ce soir [le 24 février]. Nous serons en mesure de vous dire [ce qu’il adviendra] de la suite des choses après celle-ci. »

Chacun sa réalité

La semaine dernière, l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe avait pour sa part annoncé qu’elle mettait fin à sa saison en raison de l’incertitude qui persiste. Elle offrait à ses joueurs d’être remboursés ou d’obtenir un crédit pour la saison suivante. Le président du conseil d’administration, Bruno Adam, a toutefois évoqué que d’autres alternatives pourraient être proposées en temps et lieu lorsque les mesures sanitaires seront assouplies.

Avec une réalité différente, Ringuette Saint-Hyacinthe a préféré adopter une autre approche. « Contrairement au hockey mineur, qui a 1000 joueurs, on est capable de nous revirer de bord plus rapidement avec nos 130 joueuses », souligne Sébastien Duff.

En raison du contexte particulier des derniers mois, le club de ringuette maskoutain avait également opté pour des frais d’inscription payables en trois versements. De cette manière, l’urgence de devoir annuler ou non le reste de la saison se fait moins sentir. « On n’a aucun parent qui nous met de la pression. Tout le monde est conscient que c’est une pandémie », ajoute le président du club.

De son côté, le CPVSH a fait savoir qu’il offrira à ses membres un remboursement au prorata des services rendus à la fin de la saison. On pourrait penser à une façon similaire de fonctionner au CPA Saint-Hyacinthe, mais rien n’avait été confirmé à ce sujet.

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