23 juillet 2015
La Place du Marché
La riposte de la SDC centre-ville
Par: Benoit Lapierre
La Place du Marché serait équipée d’une scène et des cases de stationnement 20 minutes seraient créées à sa droite, dans la pente de l’avenue Saint-Denis. Courtoisie de la SDC et Cosmopolite Design

La Place du Marché serait équipée d’une scène et des cases de stationnement 20 minutes seraient créées à sa droite, dans la pente de l’avenue Saint-Denis. Courtoisie de la SDC et Cosmopolite Design

Simon Cusson, de la SDC, voit dans la Place du Marché un projet porteur pour le centre-ville qui éliminera un terrain vague néfaste pour son image. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Simon Cusson, de la SDC, voit dans la Place du Marché un projet porteur pour le centre-ville qui éliminera un terrain vague néfaste pour son image. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

En lançant l’idée d’un stationnement étagé pour meubler le terrain vague qui se trouve devant le Marché public, le designer Marcel McDermott vient d’inciter la Société de développement commercial du centre-ville (SDC) à dévoiler sa propre proposition concernant cet espace.

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« Un stationnement devant un bâtiment historique aussi important que le Marché public, c’est très rare qu’on voit ça dans les villes. Le Marché public, c’est le joyau de Saint-Hyacinthe, et sur le terrain d’en face, il nous faut un projet porteur qui est en lien avec lui », a commenté le directeur général de la SDC, Simon Cusson.

Il a réagi à la manchette du COURRIER de la semaine dernière en déployant les croquis de La Place du Marché, un lieu d’animation en plein air qui pourrait être exploité de mille et une façons durant toute l’année. Il y voit l’endroit idéal pour des prestations artistiques diversifiées, des concerts gratuits, de la danse, du théâtre, des matchs d’impro, des soirées cinéma avec projection sur mur, des démonstrations sportives aussi. Les écoles pourraient exploiter cette agora, même le père Noël pourrait y faire un arrêt remarqué à l’approche des Fêtes, poursuit-il.

« Pour ramener le Rendez-vous des papilles au centre-ville, ce serait génial; on pourrait y installer des poêles, des BBQ, et ça ne nous obligerait pas à fermer des rues. Au parc Casimir-Dessaulles, ce n’est pas la même ambiance, c’est plus bucolique, on est sorti du pôle commercial rendu en haut de la pente. Il y a une ligne de démarcation entre le bas et le haut de la côte : on ne sent pas les mêmes vibrations au parc Dessaulles qu’à un Rendez-vous urbain », soutient Simon Cusson.

Bien qu’il n’adhère pas au concept « stationnement – kiosque d’information » imaginé par Marcel McDermott, il est d’accord avec lui sur un point : le terrain situé à l’angle de la rue des Cascades et de l’avenue Saint-Denis est resté vacant trop longtemps et après 13 ans, il doit maintenant s’y passer quelque chose.

Selon son évaluation, il en coûterait entre 1,5 et 2 millions $, achat du terrain inclus, pour concrétiser la Place du Marché telle qu’il l’a imagée avec le concepteur Dany Robin, de la firme Cosmopolite Design, l’auteur des esquisses. Ceinturée d’ilots de verdure rectangulaires, la Place serait constituée d’un parterre meublé de tables et de chaises pour le public. Elle ferait face à une scène couverte, intégrée à un bâtiment où on retrouverait les loges, un entrepôt et des toilettes publiques accueillantes. « Ça règlerait un problème que nous avons au centre-ville », signale M. Cusson, en parlant de la désuétude des toilettes du Marché public et du parc Dessaulles.

Le long de l’avenue Saint-Denis, la SDC propose la création de sept cases de stationnement 20 minutes, notamment pour accommoder les clients du magasin de la Société des alcools du Québec, situé en face. Enfin, pour créer une continuité physique entre le Marché public et la Place du Marché, la SDC suggère que la chaussée de la rue des Cascades soit rehaussée à la hauteur des trottoirs devant les deux emplacements pour les mettre au même niveau.

La proposition de la SDC a été soumise aux autorités de la Ville de Saint-Hyacinthe à l’automne 2014, mais aucune suite ne lui a encore été donnée. La Ville a toujours souhaité que le terrain vacant soit mis en valeur par le secteur privé, et c’est la réponse qu’a reçue la SDC. « Mais la Ville n’est pas complètement fermée à l’idée. Quand on prend du recul, on se rend bien compte que ce qui a été tenté jusqu’ici pour cet emplacement n’aboutit pas », signale M. Cusson.

Le terrain en question est à vendre. Un promoteur de l’Île-Perrot, Joe Lanni, en avait fait l’acquisition pour la somme de 240 000 $ à la fin de 2011 dans l’espoir d’y réaliser un projet mixte résidentiel et commercial, mais par la suite, il n’a pu trouver preneur pour les locaux à construire.

La SDC tente maintenant de convaincre la Ville que pour le bien du centre-ville, elle doit prendre possession de ce terrain et y réaliser la Place du Marché. « Je travaille pour le bien collectif, et pour moi, le projet le plus consolidant pour le centre-ville est de créer un lieu de rassemblement populaire devant le Marché », soutient Simon Cusson.

Il souligne enfin que la Place du Marché, une fois créée, s’avèrera très utile comme refuge temporaire durant les travaux de réhabilitation dont le Marché public fera l’objet au cours des cinq prochaines années.

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