23 août 2018
Carte blanche
La saison des élections
Par: Christian Vanasse

Ce qu’il y a de bien avec les élections à date fixe, c’est qu’on sait exactement quand elles commenceront : bien avant la date. Officiellement, elles débutent ce matin, au moment où vous ouvrez votre journal préféré, mais depuis le début de l’été, les politiciens flippent de la boulette et embrassent des bébés. Bref, les partis étaient partis bien avant.

On connaît déjà leurs slogans, la CAQ a choisi « Maintenant », le PQ « Sérieusement » et QS « Populaires ». Un mot pour les décrire. Le PLQ, audacieux, a pris une phrase complète : « Pour faciliter la vie des Québécois ».

Mais selon moi, il manque une ponctuation adéquate à ces slogans pour mieux définir leurs partis. Relisez-les avec un point d’interrogation, vous verrez que ça fait pas mal de sens.

Toujours beaucoup de plaisir avec les slogans, premiers ingrédients de la communication politique. D’élection en élection, c’est un incontournable. Par contre, il serait grand temps que certaines choses deviennent « contournables ». Par exemple, quand Jean Charest a critiqué son successeur Philou Couillard, certains ont parlé de « sortie de belle-mère ». Je ne comprends toujours pas ce terme ni pourquoi on l’utilise encore. C’est quoi la date sur votre calendrier, les boys? 1950? Pourquoi qualifier des politiciens de « belles-mères » alors qu’il leur manque la principale qualification : être mère?

La seule qui pourrait se qualifier est Pauline Marois, mais on ne l’entend jamais! En plus, la plupart de mes belles-mères étaient des femmes formidables et j’ai eu mon lot de beaux-pères qui étaient des connards de calibre mondial, peut-être même champion du monde. S’il y a une chose à changer, c’est bien ça. Et les vieux cons n’ayant pas compris que le monde a changé. 

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