7 avril 2016
Centre-ville
La SDC rêve d’un stationnement étagé
Par: Benoit Lapierre
La SDC rêve d’un stationnement étagé

La SDC rêve d’un stationnement étagé

Selon la SDC, créer un stationnement étagé à même le stationnement du Centre des arts Juliette-Lassonde règlerait un gros problème au centre-ville. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Selon la SDC, créer un stationnement étagé à même le stationnement du Centre des arts Juliette-Lassonde règlerait un gros problème au centre-ville. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Transformer en stationnement étagé une bonne partie du stationnement ­public qui longe la rivière Yamaska, à l’arrière du Centre des arts Juliette-Lassonde, voilà une idée que lance la Société de développement commercial du centre-ville de Saint-Hyacinthe (SDC) dans sa recherche de solutions pour dynamiser davantage le secteur.

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Le projet a été exposé aux membres de la SDC le 29 mars, à l’occasion de leur ­assemblée générale annuelle. « On ­réfléchit là-dessus, nous avons un comité qui propose des pistes pour repenser le centre-ville. Les espaces de stationnement sont saturés, il n’y en a pas assez pour permettre l’implantation d’une nouvelle entreprise au centre-ville, comme un bureau structurant, par exemple », explique le directeur général de la SDC, Simon Cusson.

Il conçoit que l’idéal serait d’ajouter des cases gratuites, mais il doute qu’une telle vision soit réaliste. « Construire du ­stationnement coûte extrêmement cher, et si on pouvait obtenir quatre étages de stationnement gratuit, on se roulerait par terre. Mais l’un des objectifs, c’est qu’il faut que les cases gratuites existantes le demeurent. Mais si on en crée des ­nouvelles, celles-là pourraient être payantes », acquiesce-t-il.

Pour la SDC, il n’existe que deux façons d’aborder le problème de la rareté du ­stationnement au centre-ville. « Arrivé à un certain point, on se dit : est-ce qu’on commence par mettre la solution en place pour attirer des projets, où est-ce qu’on fait le contraire, on commence par la nouvelle bâtisse pour créer une crise du stationnement? », questionne-t-il.

Il considère qu’il n’y a pas meilleur ­endroit pour ajouter du stationnement que par-dessus un espace déjà destiné à cet usage qui, de surcroît, dessert un équipement culturel de très haute qualité. « On ne commencera pas à tout jeter à terre pour faire du parking, et il est ­indéniable que le Centre des arts est un moteur économique formidable pour le centre-ville », poursuit Simon Cusson.

La clientèle de la salle de spectacle et les entreprises du centre-ville seraient-elles mises à contribution? « Pour l’heure, il n’y a rien de concret, on fait des études, mais il n’y a rien d’exclu. On aimerait aussi que la Ville élabore un vrai programme particulier d’urbanisme pour le centre-ville », répond-il.

À propos des projets immobiliers qui pourraient contribuer à densifier le centre-ville tout en augmentant la ­demande en cases de stationnement, il pense à celui qui vise le terrain vacant qui se trouve devant le Marché public, au coin des Cascades et Saint-Denis. « À ce qu’on dit, le promoteur est sérieux et on serait près d’une annonce. Après toutes ces ­années, il y a finalement quelque chose qui pourrait lever de terre à cet endroit. Le projet du complexe culturel, ça aussi, c’est capital pour le centre-ville, et il y a le projet du Marché public (restauration de 5 millions $ par la Ville), qui est tout un défi. S’il y a un monument qui fait la fierté des Maskoutains, c’est bien le Marché public, et dans cinq ans on pourra dire : mission accomplie. On a tous les ingrédients sur la table pour faire quelque chose de bien au centre-ville, mais il faut investir et une ville, c’est ça. »

M. Cusson a indiqué que l’idée d’un ­stationnement étagé avait été soumise au maire Claude Corbeil et au directeur ­général de la Ville, Louis Bilodeau. La conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, connaît bien le sujet elle aussi, ayant participé aux discussions sur la question au comité de la SDC. « C’est un projet intéressant, mais c’est très ­embryonnaire, on est loin du concret à ce moment-ci. Il n’y a encore rien eu de ­discuté au conseil là-dessus », a-t-elle ­répondu au COURRIER.

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