30 juillet 2015
Mort d’un chat à l’animalerie Anipro
La SPAD se rend sur place
Par: Maxime Prévost Durand
La SPAD a visité les locaux de l’animalerie Anipro de Saint-Hyacinthe mardi après que des plaintes aient été déposées auprès du MAPAQ. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La SPAD a visité les locaux de l’animalerie Anipro de Saint-Hyacinthe mardi après que des plaintes aient été déposées auprès du MAPAQ. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Entraînée dans un véritable tourbillon sur les médias sociaux après la publication d’une photo d’un chat trouvé mort dans l’une de ses vitrines, l’animalerie Anipro du centre-ville de Saint-Hyacinthe a reçu la visite de la Société de protection des animaux de Drummondville (SPAD), mardi, après que des plaintes aient été formulées auprès du MAPAQ.

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La SPAD, qui dessert le territoire de Saint-Hyacinthe, n’a toutefois pas voulu offrir de commentaires à la suite de sa visite en vertu d’une entente de confidentialité avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

« Je peux vous confirmer que nous avons reçu des plaintes », a simplement indiqué Alexandre Noël, du MAPAQ (volet sécurité et bien-être des animaux), avant d’ajouter que « lorsqu’on a des signalements, on transmet l’information à nos mandataires, dans ce cas-ci la SPAD, qui interviennent. »

Puisqu’une enquête est en cours, le MAPAQ n’a pas souhaité aller plus loin dans ses commentaires sur la question.

Une photo diffusée sur Facebook où l’on aperçoit un chat inerte trouvé à l’animalerie Anipro, située à l’intersection des rues Saint-Simon et Saint-Antoine au centre-ville de Saint-Hyacinthe, a fait beaucoup réagir.

De nombreuses personnes s’insurgeaient du fait qu’un chat décédé soit laissé dans la vitrine en compagnie d’autres chats toujours vivants, avant que le débat ne s’étende aux pratiques de l’animalerie et de sa propreté.

Plusieurs internautes racontaient leur histoire, notamment celles d’animaux malades ou décédés dans les jours qui ont suivi leur achat auprès de cette animalerie.

Une pétition a été lancée pour faire fermer le commerce, une manifestation s’organise et une panoplie de commentaires négatifs ont été rédigés dans les journées qui ont suivi la publication.

Des mensonges, selon le propriétaire

Le propriétaire d’Anipro, Richard Vincent, s’insurge à son tour de la tournure qu’a pris la situation, allant même jusqu’à parler d’une campagne de salissage.

« Les gens partent n’importe quoi comme rumeur. Je les invite à venir voir et constater par eux-mêmes. On n’a rien à cacher. Plusieurs personnes qui commentent ne sont jamais venues ici », a-t-il lancé lors du passage du COURRIER, mardi après-midi, peu de temps après la visite de la SPAD.

Il se dit sensible au décès du chaton, dont on ignore toujours la cause, mais soutient que « ça arrive aussi dans d’autres animaleries sûrement ». Les autres chats ont été déplacés dans des vitrines à l’arrière de la boutique. Un vétérinaire devait leur rendre visite mardi.

« Je reçois des chatons très souvent et plutôt que de les refuser et qu’ils finissent par être euthanasiés, je les prends. J’ai dû en refuser cinq ce matin (mardi) à cause de tout ce qui se passe en ce moment », poursuit-il.

« Ça fait 40 ans que j’ai l’animalerie. Si je n’aimais pas ça, j’aurais fermé il y a longtemps déjà », conclut-il.

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