20 août 2015
Coupe Le Blanc
La suprématie des États-Unis
Par: Maxime Prévost Durand
Pour une septième fois en neuf éditions, les États-Unis ont été couronnés à la Coupe Le Blanc. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Pour une septième fois en neuf éditions, les États-Unis ont été couronnés à la Coupe Le Blanc. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les États-Unis ont défendu avec succès leur titre acquis l’an dernier à la Coupe Le Blanc, poursuivant ainsi leur suprématie au tournoi maskoutain qui réunissait cette année dix délégations. Il s’agit d’un septième sacre en neuf éditions pour les Américains.

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Le Pérou, qui en était à sa première participation au tournoi, a été la seule délégation à donner du fil à retordre aux Américains dans le tableau masculin. Rodrigo Montes de Oca a surpris Aidan Mayo en demi-finale 6-3 et 6-1, mais cela n’a pas suffi à freiner la machine américaine, qui a remporté l’affrontement (meilleur des trois matchs, un double et deux simples) grâce à leur victoire en double et à celle de Benjamin Kittay en simple.

En finale, les États-Unis ont disposé du Brésil, tombeur du Canada dans l’autre demi-finale, pour mettre la main sur le titre. La paire de Mayo et Kittay a dû trimer dur en double face à João Victor Couto et Pedro Boscardin, mais l’a finalement remporté 8-6 avant que Kittay ne confirme la suprématie américaine face à Couto en simple dans une victoire de 6-1 et 6-4.

Du côté féminin, l’Américaine Charlotte Owensby a su renverser la vapeur, en retard 4-2 face à la Canadienne Daria Tomashevskaya, pour remporter son match de simple en deux manches de 6-4 et 6-2 en finale. Plus tôt, Owensby et sa partenaire Cori Gauff ont facilement disposé de Tomashevskaya et sa coéquipière, Mélodie Collard, 8-2.

Une meilleure opposition

Si les États-Unis ont de nouveau mis la main sur la Coupe Le Blanc, les organisateurs se réjouissent de l’opposition qui leur a été offerte cette année. « Ce que je remarque cette année, oui les Américains ont encore gagné, mais c’était davantage partagé, estime Philippe Le Blanc, coprésident du tournoi. Ça aurait pu aller d’un côté comme de l’autre en finale. Il y a eu des bons matchs et c’était plus serré. C’était moins une domination américaine par rapport aux années précédentes. »

Au terme de la huitième édition, l’an dernier, M. Le Blanc avait réitéré son désir d’élever le niveau de jeu du tournoi.

« Un des objectifs qu’on avait, c’était de leur donner de l’opposition et je crois qu’on a réussi. L’entraîneur américain était content parce qu’il voyait plus de profondeur dans les autres équipes, les résultats ont été plus partagés. »

Le Québec surprend

Le Québec, qui a terminé la semaine au 7e rang dans le tableau féminin, a causé la surprise au cours de la semaine lorsque Juliette Bégin a battu Charlotte Owensby 6-4 et 6-0. Il s’agit de l’unique revers subi par les États-Unis lors des rondes préliminaires. La Russie, qui a remporté la médaille de bronze chez les filles, a été la seule autre délégation à infliger une défaite aux Américaines, cette fois en double.

Le podium féminin couronnait donc les États-Unis, suivis au second rang par le Canada et au troisième par la Russie, tandis que chez les garçons, les États-Unis trônaient devant le Brésil (2e) et le Pérou (3e). Le Canada a dû se contenter du 4e rang.

Un ambassadeur absent

Les organisateurs de la Coupe Le Blanc ont dû procéder aux cérémonies de clôture sans leur ambassadeur d’honneur, l’Américain Noah Rubin. Le champion de l’édition 2008 de la Coupe Le Blanc et champion junior de Wimbledon en 2014 n’a finalement pas fait le voyage.

Il devait également faire partie des cérémonies d’ouverture, mais avait annulé sa présence quelques semaines auparavant. Le Québécois Félix Auger-Aliassime a plutôt donné le coup d’envoi du tournoi. Noah Rubin devait tout de même prendre part aux activités le dimanche, jour de finales, mais il a plutôt brillé par son absence.

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