18 octobre 2012
La tournée agricole des néodémocrates s’arrête à Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand
Le chef de l'opposition à Ottawa était de passage à Saint-Hyacinthe le 5 octobre pour venir présenter la tournée agricole de quelques-uns de ses députés, dont Marie-Claude Morin. Cette tournée s'arrêtait en terre maskoutaine le 9 octobre.

Le chef de l'opposition à Ottawa était de passage à Saint-Hyacinthe le 5 octobre pour venir présenter la tournée agricole de quelques-uns de ses députés, dont Marie-Claude Morin. Cette tournée s'arrêtait en terre maskoutaine le 9 octobre.

Les compressions du gouvernement fédéral, mené par les conservateurs de Stephen Harper, dans le secteur agricole et l’industrie agroalimentaire ont déjà des répercussions sur le terrain. C’est ce que rapportait l’équipe du Nouveau Parti démocratique (NPD), de passage à Saint-Hyacinthe dans le cadre d’une tournée agricole le 9 octobre.

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La députée de Saint-Hyacinthe-Bagot, Marie-Claude Morin, a profité de l’occasion pour aller visiter l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), la Faculté de médecine vétérinaire et l’Union des Producteurs Agricoles (UPA), Boviteq, le Centre d’insémination artificielle du Québec et le Centre d’interprétation et d’horticulture. Elle était accompagnée de ses collègues Ruth Ellen Brosseau, Jean Rousseau et François Choquette.

« C’était important pour moi d’aller les visiter, d’aller discuter de leurs préoccupations », a soutenu la porte-parole adjointe en matière d’agriculture, Ruth Ellen Brosseau, en conférence de presse quelques jours avant cette rencontre, le 5 octobre.Le chef de l’opposition, Thomas Mulcair, a profité de cette même conférence, pour souligner que la rencontre avec ces acteurs de la région maskoutaine était planifiée bien avant la crise qui sévit avec XL Foods en Alberta et les rappels de viande contaminée. « C’est un pur hasard, mais on peut dire que ça tombe à point. »Il ne s’est pas gêné pour établir un lien entre les compressions du gouvernement et la crise actuelle, ajoutant au passage que les impacts de cette décision de couper dans les services à la population se feront sentir à long terme et toucheront durement les endroits où l’agriculture est aussi importante, comme c’est le cas à Saint-Hyacinthe.« Nous avons reçu beaucoup de commentaires à ce sujet durant notre visite, les gens étaient très préoccupés, soutient Marie-Claude Morin. Il y a vraiment une crainte qui s’installe au niveau de la sécurité des citoyens avec les coupes dans les recherches et à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Surtout que pour eux, cela signifie de possibles pertes d’emplois. »Elle en a profité pour faire découvrir la richesse agricole de la région à ses collègues, rappelant qu’elle génère pas moins de 20 % des revenus agricoles de la province.

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